Homicide involontaire
- Homicide involontaire
- Éléments constitutifs objectifs
- Délimitation par rapport à d’autres délits
- Charge de la preuve et appréciation des preuves
- Exemples pratiques
- Éléments constitutifs subjectifs
- Illégalité et justifications
- Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
- Détermination de la peine & Conséquences
- Échelle des peines § 76 StGB
- Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
- Compétence des tribunaux
- Aperçu de la procédure pénale
- Droits de l’accusé
- Pratique et conseils de comportement
- Questions fréquemment posées – FAQ
Homicide involontaire
Il y a homicide involontaire au sens de l’article 76 du Code pénal lorsqu’une personne tue intentionnellement une autre personne, mais agit dans un état d’esprit si violent ou accablant qu’il influence considérablement son comportement. De tels états sont causés, par exemple, par une excitation soudaine, la peur, le désespoir ou des conflits psychologiques profonds. L’auteur n’agit pas à ce moment-là avec un plan réfléchi, mais sous l’influence immédiate d’une charge psychologique exceptionnelle.
Homicide intentionnel dans une situation émotionnelle exceptionnelle avec une culpabilité atténuée.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Affekt und Schuld schließen einander nicht aus sondern verändern nur den Blick auf das Motiv.“
Éléments constitutifs objectifs
La partie objective décrit le côté extérieur de l’événement. Elle répond à la question de savoir qui a fait quoi avec quoi, quel résultat a été obtenu et s’il existe un lien de causalité entre l’action et la grave conséquence de la blessure.
Étapes de vérification
- Acte délictueux : atteinte physique (p. ex. frapper, pousser, étrangler, coups de couteau, coups de feu) ou omission contraire au devoir en cas de position de garant existante.
- Résultat : décès d’une autre personne.
- Causalité : L’action doit effectivement avoir entraîné la mort. Autrement dit, sans le comportement de l’auteur, la mort ne serait pas survenue. Si une personne n’entreprend rien alors qu’elle aurait dû intervenir, il est vérifié si la mort aurait été très probablement évitable si l’on avait agi à temps.
- Imputation objective : Le succès doit réaliser le risque créé par l’auteur et juridiquement répréhensible. Un comportement de la victime relevant de sa propre responsabilité ou des causes tierces atypiques peuvent exclure l’imputation.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Gerichte prüfen beim Totschlag nicht nur, was getan wurde, sondern warum es geschah.“
Délimitation par rapport à d’autres délits
Pour le classement des délits de lésions corporelles :
- § 75 du Code pénal – Meurtre : homicide intentionnel en toute tranquillité, planifié et avec des motifs particulièrement répréhensibles.
- § 77 du Code pénal – Homicide sur demande : Homicide sur demande expresse, sérieuse et pressante de la victime.
- § 80 du Code pénal – Homicide par négligence : décès sans intention.
Les délits de lésions corporelles des §§ 83 et suivants du Code pénal sont consommés par le délit d’homicide, car la mort, en tant que conséquence la plus grave, englobe toutes les blessures plus légères.
Distinction entre homicide involontaire et meurtre
Dans le cas du meurtre, le comportement est caractérisé par le calme, la planification et la détermination intérieure ; l’auteur veut provoquer la mort de manière ciblée. Dans le cas de l’homicide involontaire, en revanche, un violent mouvement d’humeur est au premier plan, ce qui affecte considérablement la capacité de contrôle.
Le meurtre est l’expression d’une intention froide et réfléchie, l’homicide involontaire, en revanche, d’un dépassement psychologique momentané.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Emotionale Ausnahmezustände rechtfertigen keine Tat, sie erklären sie. Das ist der juristische Unterschied.“
Charge de la preuve et appréciation des preuves
Ministère public : supporte la charge de la preuve de l’action, de la grave conséquence, de la causalité, de l’imputation et, le cas échéant, des caractéristiques de qualification.
Tribunal : apprécie l’ensemble des preuves et évalue notamment les documents médicaux. Les preuves inappropriées ou obtenues illégalement ne sont pas utilisables.
Accusé(e) : n’a pas de charge de la preuve, mais peut présenter des déroulements alternatifs, fonder des doutes sur la causalité ou faire valoir des interdictions d’utilisation des preuves.
Pièces justificatives typiques : constats médicaux, diagnostics d’imagerie (scanner, radiographie, IRM), témoins neutres, enregistrements vidéo, métadonnées numériques, expertises sur la gravité de la blessure.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteExemples pratiques
- Homicide dans une violente dispute après une provocation soudaine, au cours de laquelle le contrôle de l’action est perdu.
- Homicide du partenaire de longue date dans un moment de désespoir profond ou de jalousie.
- Étranglement d’une personne lors d’une dispute, déclenché par un dépassement émotionnel soudain.
- Homicide d’un membre de la famille dans une réaction de panique lors d’une situation de violence.
- Insuffisant est une simple colère ou rage, s’il restait encore du temps pour la réflexion.
Éléments constitutifs subjectifs
L’intention d’homicide est requise, soit directement, soit sous la forme d’une intention conditionnelle. L’auteur reconnaît la mort possible de la victime et l’accepte. Ce qui caractérise l’homicide involontaire, c’est que l’auteur agit dans un accès de colère, déclenché par la rage, le désespoir ou la peur. Sa volonté est déterminée par l’état émotionnel du moment, et non par une décision réfléchie.
La jurisprudence exige que l’excitation affective soit considérable et qu’elle limite considérablement la capacité de contrôle. La négligence ne suffit pas.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Eine Verteidigung im Totschlagsverfahren verlangt Feingefühl, jurische Präzision und psychologisches Verständnis.“
Illégalité et justifications
- Légitime défense : Attaque actuelle et illégale ; défense nécessaire et appropriée. Rétorsion après la fin de l’attaque = pas de légitime défense.
- État de nécessitéi exonératoire : Danger immédiat ; pas de moyen moins grave ; intérêt prépondérant.
- Consentement effectif : Capacité de décision, information, volontariat ; limites : immoralité, mineurs.
- Pouvoirs légaux : Atteintes avec base juridique et proportionnalité (notamment actes officiels, contrainte légitime).
Charge de la preuve : Le ministère public doit démontrer sans doute raisonnable qu’aucun motif de justification n’est valable. L’accusé(e) ne doit rien prouver ; des faits de rattachement concrets suffisent à fonder des doutes (in dubio pro reo).
Culpabilité & Erreurs
- Erreur d’interdiction : n’excuse que si elle est inévitable (obligation de s’informer !).
- Principe de culpabilité : Seule est punissable la personne qui agit de manière coupable.
- Irresponsabilité : pas de culpabilité en cas de trouble psychique grave, etc. – expertise médico-légale psychiatrique dès qu’il existe des indices.
- État de nécessité exonératoire : Caractère déraisonnable d’un comportement légitime dans une situation de contrainte extrême.
- Légitime défense putatif : L’erreur sur la justification enlève l’intention ; la négligence subsiste si elle est normalisée.
Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
Une procédure pénale peut se terminer dans de rares cas exceptionnels sans condamnation, par exemple en cas de désistement de la tentative. Un désistement volontaire est présent lorsque l’auteur arrête de lui-même la poursuite de l’exécution ou empêche encore la mort.
Une déjudiciarisation est en règle générale exclue pour le délit d’homicide involontaire, car la culpabilité est trop lourde. Ce n’est que dans des cas atypiques avec de faibles conséquences de l’acte et une mesure manifestement élevée de réparation qu’elle peut être envisagée.
Détermination de la peine & Conséquences
Le montant d’une peine dépend de la culpabilité et des conséquences de l’acte. Le tribunal tient compte de la gravité des conséquences de la blessure, du caractère dangereux ou imprudent de l’action et du fait que l’auteur a agi de manière planifiée ou spontanée. De même, les circonstances personnelles sont examinées, comme les antécédents judiciaires, la situation de vie, la volonté d’avouer ou les efforts de réparation.
Les circonstances aggravantes sont par exemple plusieurs actes, une imprudence particulière ou des attaques contre des personnes sans défense.
Les circonstances atténuantes sont l’absence d’antécédents, un aveu complet, la réparation du dommage ou la coresponsabilité de la victime. Une longue durée de la procédure pénale peut également avoir un effet atténuant sur la peine.
Le droit pénal autrichien connaît le système de taux journaliers pour les amendes : le nombre de taux journaliers dépend de la gravité de la culpabilité, le taux journalier individuel du revenu. Cela doit garantir qu’une amende soit ressentie de la même manière par toutes les personnes concernées. Si la peine n’est pas payée, elle peut être transformée en une peine de prison de substitution.
Une peine de prison peut être entièrement ou partiellement assortie d’un sursis si la peine ne dépasse pas deux ans et qu’il existe un pronostic social positif. Dans ce cas, le condamné reste en liberté, mais doit faire ses preuves pendant une période de probation d’un à trois ans. Si toutes les conditions sont remplies, la peine est considérée comme définitivement suspendue.
Les tribunaux peuvent en outre donner des instructions, par exemple pour la réparation du dommage, la thérapie ou la restriction des contacts, et ordonner une assistance à la probation. L’objectif est toujours de réduire le risque de récidive et de favoriser un mode de vie stable.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteÉchelle des peines § 76 StGB
- Peine de prison d’un à dix ans.
- Dans des circonstances particulièrement graves, le cadre de la peine peut être dépassé, mais reste nettement inférieur à la fourchette du meurtre.
Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
§ 37 StGB : Si la menace pénale légale va jusqu’à cinq ans de privation de liberté, le tribunal doit à la place d’une courte peine de privation de liberté d’un an au maximum infliger une amende.
§ 43 StGB : Une peine de privation de liberté avec sursis peut être prononcée si la peine infligée ne dépasse pas deux ans et qu’un pronostic social favorable peut être attesté à la personne condamnée. La période de probation est de un à trois ans. Si elle est effectuée sans révocation, la peine est considérée comme définitivement suspendue.
§ 43a StGB : La suspension partielle permet une combinaison d’une partie de peine ferme et avec sursis. Pour les peines de privation de liberté de plus de six mois à deux ans, une partie peut être suspendue ou remplacée par une amende allant jusqu’à sept cent vingt taux journaliers, si cela semble approprié compte tenu des circonstances.
§§ 50 à 52 StGB : Le tribunal peut en outre donner des instructions et ordonner une assistance probatoire. Les instructions typiques concernent la réparation du dommage, la thérapie, les interdictions de contact ou de séjour ainsi que les mesures de stabilisation sociale. L’objectif est d’éviter d’autres infractions et de favoriser une probation légale durable.
Compétence des tribunaux
Matériellement : Tribunal régional en tant que tribunal d’échevins
Localement : Lieu de l’acte ou lieu du succès ; subsidiairement domicile/lieu de fréquentation.
Instances : Appel devant la Cour régionale supérieure ; pourvoi en cassation devant la Cour suprême.
Revendications civiles dans la procédure pénale
En cas de tentative d’homicide involontaire, la victime survivante peut se joindre à la procédure pénale et faire valoir des prétentions de droit civil telles que l’indemnisation de la douleur, les frais médicaux, le manque à gagner ou les dommages matériels. La jonction interrompt la prescription de droit civil dans la mesure demandée. Si la prétention n’est pas entièrement accordée, elle peut ensuite être poursuivie devant le tribunal civil.
En cas d’homicide involontaire consommé, ce droit revient aux survivants. Ils peuvent demander le remboursement des frais d’obsèques, du manque de pension alimentaire ou de la souffrance morale. Un relevé précoce et bien documenté des dommages facilite la mise en œuvre de telles prétentions.
Une réparation structurée du dommage ou un accord avec les proches peut avoir un effet atténuant sur la peine en cas de tentative, mais ne joue aucun rôle dans la détermination de la peine en cas de meurtre consommé.
Aperçu de la procédure pénale
- Début de l’enquête : mise en accusation en cas de suspicion concrète ; à partir de ce moment, tous les droits de l’accusé.
- Police/Ministère public : le ministère public dirige, la police criminelle enquête ; objectif : classement, diversion ou mise en accusation.
- Audition de l’accusé : information préalable ; la présence d’un avocat entraîne un report ; le droit de garder le silence demeure.
- Consultation du dossier : auprès de la police/du ministère public/du tribunal ; comprend également les pièces à conviction (dans la mesure où le but de l’enquête n’est pas compromis).
- Audience principale : administration orale des preuves, jugement ; décision sur les demandes de participation privée.
Droits de l’accusé
- Consultation pratique des dossiers : dossiers d’enquête et de procédure principale ; la consultation par des tiers est limitée en faveur de l’accusé.
- Information & défense : droit à la communication, à l’aide juridictionnelle, au libre choix d’un avocat, à l’aide à la traduction, aux demandes de preuves.
- Silence & avocat : droit de garder le silence à tout moment ; en cas de présence d’un avocat, l’interrogatoire doit être reporté.
- Obligation d’information : information rapide sur les soupçons/droits ; exceptions uniquement pour assurer la finalité de l’enquête.
Pratique et conseils de comportement
- Garder le silence.
Une brève explication suffit : « Je fais usage de mon droit de garder le silence et je m’entretiens d’abord avec mon avocat. » Ce droit s’applique dès le premier interrogatoire par la police ou le ministère public. - Contacter immédiatement un avocat.
Aucune déclaration ne doit être faite sans avoir consulté le dossier d’enquête. Ce n’est qu’après avoir consulté le dossier que l’avocat peut évaluer la stratégie et la sécurisation des preuves qui sont judicieuses. - Sécuriser immédiatement les preuves.
Faire établir des rapports médicaux, des photos avec indication de la date et de l’échelle, le cas échéant des radiographies ou des tomodensitométries. Conserver séparément les vêtements, les objets et les enregistrements numériques. Établir une liste de témoins et des procès-verbaux de mémoire au plus tard dans les deux jours. - Ne pas prendre contact avec la partie adverse.
Vos propres messages, appels ou publications peuvent être utilisés comme preuves contre vous. Toute communication doit se faire exclusivement par l’intermédiaire de l’avocat. - Sécuriser à temps les enregistrements vidéo et de données.
Les vidéos de surveillance dans les transports publics, les locaux ou par les administrations immobilières sont souvent automatiquement supprimées après quelques jours. Les demandes de sécurisation des données doivent donc être adressées immédiatement aux exploitants, à la police ou au ministère public. - Documenter les perquisitions et les saisies.
En cas de perquisition ou de saisie, vous devez demander une copie de l’ordonnance ou du procès-verbal. Notez la date, l’heure, les personnes impliquées et tous les objets emportés. - En cas d’arrestation : pas de déclarations sur le fond.
Insistez pour que votre avocat soit immédiatement informé. La détention provisoire ne peut être ordonnée qu’en cas de suspicion grave et de motif de détention supplémentaire. Des mesures moins sévères (par exemple, promesse, obligation de se présenter, interdiction de contact) sont prioritaires. - Préparer la réparation du dommage de manière ciblée.
Les paiements ou les offres de réparation doivent être effectués et justifiés exclusivement par l’intermédiaire de l’avocat. Une réparation structurée du dommage a un effet positif sur la diversion et la détermination de la peine.
Vos avantages grâce à l’assistance d’un avocat
Une procédure pour homicide involontaire est l’une des procédures pénales les plus graves et les plus délicates. Derrière de tels actes se cachent souvent de fortes charges émotionnelles et des situations de conflit exceptionnelles dans lesquelles l’accusé a perdu le contrôle de ses actes. La limite entre une réaction de court-circuit due à un affect et un homicide planifié est juridiquement étroite, c’est pourquoi chaque détail du déroulement de l’acte est décisif. Déjà de petites imprécisions dans les expertises psychologiques ou les témoignages peuvent déterminer la culpabilité ou l’acquittement.
Une représentation juridique précoce est donc indispensable pour sécuriser les preuves, remettre en question les expertises de manière critique et présenter la situation psychique exceptionnelle de l’accusé de manière compréhensible.
Notre cabinet
- analyse avec précision si une situation émotionnelle ou une situation de charge exceptionnelle était effectivement présente,
- vérifie la plausibilité et la qualité professionnelle des expertises psychiatriques et psychologiques,
- vous accompagne tout au long de la procédure d’enquête et de la procédure judiciaire,
- collabore avec des experts médico-légaux expérimentés afin de saisir correctement la situation émotionnelle initiale,
- développe une stratégie de défense individuelle qui tient compte du déroulement de l’acte, des motifs et des facteurs psychiques,
- et préserve vos droits avec détermination face à la police, au ministère public et au tribunal.
Une défense pénale expérimentée garantit que les réactions humaines dans des situations extrêmes sont correctement comprises et évaluées de manière juridiquement appropriée. Vous obtenez ainsi une défense objective, complète et adaptée à votre cas concret, qui prend au sérieux votre situation personnelle et vise de manière ciblée un jugement équitable.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Machen Sie keine inhaltlichen Aussagen ohne vorherige Rücksprache mit Ihrer Verteidigung. Sie haben jederzeit das Recht zu schweigen und eine Anwältin oder einen Anwalt beizuziehen. Dieses Recht gilt bereits bei der ersten polizeilichen Kontaktaufnahme. Erst nach Akteneinsicht lässt sich klären, ob und welche Einlassung sinnvoll ist.“