Bagarre
- Bagarre
- Éléments constitutifs objectifs
- Délimitation par rapport à d’autres délits
- Charge de la preuve et appréciation des preuves
- Exemples pratiques
- Éléments constitutifs subjectifs
- Culpabilité & Erreurs
- Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
- Détermination de la peine & Conséquences
- Cadre pénal
- Amende – Système de taux journalier
- Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
- Compétence des tribunaux
- Revendications civiles dans la procédure pénale
- Aperçu de la procédure pénale
- Droits de l’accusé
- Pratique et conseils de comportement
- Vos avantages grâce à l’assistance d’un avocat
- FAQ – Questions fréquemment posées
Bagarre
La bagarre conformément au § 91 du StGB est une altercation physique avec des voies de fait réciproques, à laquelle au moins trois personnes participent. La participation est punissable dès qu’une blessure ou le décès d’un participant survient et qu’il ne peut être exclu que la propre contribution ait participé. Il ne s’agit pas d’un duel équitable ou d’une simple présence, mais d’une violence de groupe confuse, où les parts de causalité sont souvent difficiles à élucider. L’objectif du droit pénal est la protection de l’intégrité physique et la sanction d’un comportement favorisant l’escalade.
La bagarre est une bataille réciproque entre au moins trois personnes avec conséquences de blessure ou de décès.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Entscheidend sind Beteiligtenzahl, tätliche Handlung und die konkrete Verletzungsfolge.“
Éléments constitutifs objectifs
La partie objective forme l’extérieur de l’événement. Il s’agit de qui, quoi, avec quoi, quel résultat – et si l’action a causé le succès et s’il lui est imputable.
Étapes de vérification
- Objet de l’acte : Toute autre personne vivante qui participe à l’altercation.
- Action : Action physique réciproque, comme par exemple frapper, pousser, donner des coups de pied ou appuyer – entre au moins trois participants actifs. Le simple fait de regarder ou d’encourager ne suffit pas.
- Succès de l’acte : Blessure ou décès d’un participant à la suite de l’altercation. Même des blessures légères, médicalement constatables, suffisent.
- Causalité : La propre contribution ne doit pas pouvoir être exclue en tant que cause de la blessure ou du décès.
- Imputation objective : Le succès doit provenir du risque de la bagarre. Quiconque participe à une bataille confuse assume la coresponsabilité des conséquences.
Circonstances aggravantes
Lors d’une bagarre, certaines circonstances concomitantes augmentent la signification juridique de l’acte. Il ne s’agit pas de la simple participation à une altercation, mais de la gravité des conséquences et du type de coopération.
Bagarre avec des conséquences graves
S’il existe une altercation physique réciproque entre au moins trois personnes et qu’il en résulte une lésion corporelle grave ou même le décès d’un participant, la participation est particulièrement importante sur le plan juridique. La participation à l’événement est déjà punissable, même s’il n’est pas établi qui a concrètement causé le dommage.
Attaque de plusieurs personnes
Outre la bagarre classique, la loi couvre également le cas où plusieurs personnes attaquent ensemble. Il suffit que quelqu’un participe activement et physiquement à cette attaque. Il est décisif que l’action n’agisse pas de manière défensive ou conciliante, mais agressive et soutenant. Une attaque commune de plusieurs personnes peut également exister sans bagarre typique – par exemple, lorsque plusieurs participants s’en prennent délibérément à une seule personne.
Bagarres et attaques dans le domaine de la sécurité
Une importance particulière est accordée § 91 al. 2a StGB lors de grands événements sportifs. Quiconque participe à une altercation physique ou à une attaque de plusieurs personnes dans une zone de sécurité, comme dans ou autour d’un stade, se rend déjà punissable par sa participation. L’objectif est de limiter systématiquement la violence dans l’environnement des événements sportifs.
Exclusion de la punissabilité en cas d’absence de reproche
N’est pas punissable celui qui est entraîné involontairement dans une bagarre ou qui se défend physiquement uniquement pour sa propre défense, sans encourager la violence. Dans de tels cas, il n’y a pas de participation constitutive. Il est déterminant de savoir si un reproche pénal personnel peut être fait au participant.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Raufhandel ist keine gezielte Körperverletzung, sondern die strafbare Teilnahme an kollektiver Gewalt.“
Délimitation par rapport à d’autres délits
- § 83 StGB – Lésions corporelles : Lésion intentionnelle d’une autre personne. Nécessite un dommage ciblé ou du moins sciemment accepté.
- § 84 StGB – Lésions corporelles graves : Si l’acte entraîne une atteinte à la santé de longue durée ou des atteintes physiques importantes, il existe une qualification pour lésions corporelles simples.
- § 85 StGB – Lésions corporelles graves intentionnelles : La conséquence grave est provoquée avec intention ; l’auteur veut la blessure grave.
- § 86 StGB – Lésions corporelles entraînant la mort : L’auteur blesse intentionnellement, mais la mort survient involontairement comme conséquence.
- § 88 StGB – Lésions corporelles par négligence : Une violation du devoir de diligence sans intention. L’auteur aurait pu reconnaître et éviter le danger, mais il ne l’a pas pris en compte.
- § 91 StGB – Bagarre : Pas de lésions corporelles ciblées, mais participation à une bagarre confuse avec au moins trois participants actifs. La participation est déjà punissable si une blessure ou un décès survient et que la propre contribution ne peut pas être exclue.
Délimitation importante :
La bagarre se distingue des lésions corporelles par le fait que ce n’est pas un acte concret contre une personne déterminée, mais la participation à un acte de violence commun qui est punie. Quiconque n’attaque pas de manière ciblée, mais participe à une bagarre de groupe, se rend également punissable si l’on ne sait pas qui a causé le dommage. La participation à la violence collective est déterminante et non l’acte de blessure individuel.
Charge de la preuve et appréciation des preuves
- Ministère public : supporte la charge de la preuve pour l’action, le nombre de participants, le succès, la causalité, l’imputation et, le cas échéant, les caractéristiques de qualification.
- Tribunal : ordonne et apprécie toutes les preuves ; les preuves inappropriées ou obtenues illégalement ne sont pas utilisables.
- Accusé(e) : pas de charge de la preuve ; peut montrer des déroulements alternatifs, des lacunes et des interdictions d’utilisation.
Preuves typiques : constats/images médicaux, témoins neutres, vidéo/CCTV/Bodycam, images de traces, données numériques (heure/lieu/métadonnées), reconstitutions par des experts.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Typische Fälle zeigen das Muster, kleine Details entscheiden oft über Schuld oder Freispruch.“
Exemples pratiques
- Bagarre dans un bar : Après une dispute, plusieurs clients se disputent. Au moins trois personnes frappent en même temps, une personne est blessée. Il y a une bagarre, car plusieurs personnes sont activement impliquées.
- Altercation dans le stade : Des fans rivaux se disputent physiquement dans la zone de sécurité. La simple participation remplit déjà les conditions de l’infraction du § 91 al. 2a StGB.
- Attaque de groupe dans la rue : Plusieurs jeunes attaquent ensemble une personne. L’auteur concret de la blessure reste flou, mais tous les participants sont solidairement responsables.
- Mêlée lors d’une fête de village : Après avoir consommé de l’alcool, une dispute verbale dégénère en une bagarre incontrôlée. Étant donné que plusieurs personnes interviennent activement et qu’une blessure survient, il y a une bagarre.
- Défense apparente : Une personne prétend ne s’être défendue que, mais frappe elle-même. Dans ce cas, il ne s’agit pas de légitime défense, mais d’une participation physique.
Éléments constitutifs subjectifs
L’élément subjectif de l’infraction de bagarre exige que l’auteur participe intentionnellement ou du moins consciemment physiquement à l’altercation. Il suffit que la personne sache qu’il s’agit d’une bagarre physique avec plusieurs participants et qu’elle s’y engage ou y participe activement.
Une intention de blesser quelqu’un n’est pas nécessaire ; la participation consciente à l’acte de violence est déterminante. Quiconque reconnaît donc qu’une situation devient incontrôlable et continue néanmoins à frapper, pousser ou donner des coups de pied, agit subjectivement de manière constitutive.
Si, en revanche, quelqu’un participe uniquement de manière réflexe ou pour sa simple défense, sans encourager la violence, l’intention interne de l’acte fait défaut. De même, une participation punissable est exclue si la personne ne participe pas volontairement ou n’a absolument aucun contrôle sur son comportement – par exemple, en cas de bousculade imprévisible.
Il est déterminant de savoir si l’auteur reconnaît l’escalade comme possible et agit néanmoins activement, c’est-à-dire qu’il accepte consciemment le danger.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Es braucht keine Verletzungsabsicht, die bewusste Teilnahme an der Schlägerei reicht aus.“
Culpabilité & Erreurs
- Erreur d’interdiction : N’excuse que si l’erreur était inévitable. Chacun est tenu de se renseigner sur la situation juridique.
- Principe de culpabilité : N’est punissable que celui qui agit coupablement ; la négligence présuppose la prévisibilité et l’évitabilité du résultat.
- Irresponsabilité : Pas de culpabilité en cas de trouble mental grave ou d’atteinte maladive à la capacité de contrôle. S’il existe des indices, il convient de demander une expertise forensique et psychiatrique.
- État de nécessité excusable : S’applique en cas de caractère déraisonnable d’un comportement légitime dans une situation de contrainte extrême, comme par exemple si l’aide ou le sauvetage mettrait sérieusement en danger sa propre vie.
- Légitime défense putatif : Une erreur sur l’existence d’une justification exclut l’intention, mais laisse la négligence intacte si la violation du devoir de diligence subsiste. Ici aussi, il est valable : Celui qui agit de manière manifestement risquée ne peut pas se prévaloir de justifications supposées.
Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
Retrait de la tentative
Une rétractation n’est en principe pas possible lors d’une bagarre, car l’acte est déjà achevé avec la participation physique. Toutefois, quiconque se retire à temps et clairement de l’altercation, ne pose plus d’autres actes et ne favorise plus l’événement, peut rester impuni si l’escalade ultérieure ne peut plus lui être imputée. La volonté, le moment et la distanciation reconnaissable par rapport au déroulement ultérieur de l’acte sont déterminants.
Déjudiciarisation
Une diversion entre en ligne de compte si la faute est faible, les faits élucidés et l’accusé compréhensif. Des prestations pécuniaires, un travail d’intérêt général, une assistance probatoire ou une compensation de l’acte sont possibles. Si la procédure est réglée par diversion, il n’y a pas de condamnation et pas d’inscription au casier judiciaire.
Une diversion est exclue si la bagarre comprend des blessures importantes, une escalade consciente ou une mise en danger de tiers. Dans d’autres cas, elle peut être une solution appropriée sans condamnation judiciaire en cas d’aveu, de compréhension et de réparation.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteDétermination de la peine & Conséquences
Le montant de la peine lors de la bagarre dépend de l’étendue de la participation, de la gravité des conséquences et de la faute personnelle. Il est déterminant de savoir si le comportement était sciemment agressif, imprudent ou seulement dû à un manque de maîtrise momentané et quelles conséquences de blessure sont survenues. Il est également déterminant de savoir si l’accusé aurait pu éviter une escalade ou s’il l’a sciemment acceptée.
Des circonstances aggravantes existent notamment si
- la participation s’est faite sous l’influence de l’alcool ou de drogues,
- l’auteur a consciemment poursuivi une altercation en cours,
- des actes de violence ou des avertissements antérieurs étaient déjà présents,
- une attitude de base agressive ou provocatrice était reconnaissable.
Les circonstances atténuantes sont par exemple
- l’absence d’antécédents judiciaires,
- un aveu ou des signes de remords,
- une réparation prouvée du dommage,
- une coresponsabilité de la victime.
Une charge psychique exceptionnelle ou une durée excessive de la procédure peuvent également être prises en compte de manière atténuante.
Le droit pénal autrichien prévoit le système de taux journalier pour les amendes. Le nombre de taux journaliers dépend de la gravité de la faute, le taux journalier individuel des conditions de revenu. Cela garantit que l’amende est comparativement sensible pour toutes les personnes concernées. Si elle n’est pas payée, une peine de prison de substitution peut être prononcée.
Une peine de prison peut être totalement ou partiellement suspendue avec sursis si elle ne dépasse pas deux ans et qu’il existe un pronostic social positif. Le condamné reste alors en liberté, mais doit faire ses preuves pendant une période de probation d’un à trois ans. Après l’expiration de ce délai, la peine est considérée comme définitivement suspendue avec sursis si toutes les conditions sont remplies.
Le tribunal peut en outre donner des instructions, par exemple pour la réparation du dommage, pour la participation à une formation anti-violence ou à une thérapie. Une assistance probatoire peut également être ordonnée. Ces mesures servent à éviter d’autres actes de violence et favorisent une stabilisation durable de l’environnement social.
Cadre pénal
En cas de bagarre et d’attaque de plusieurs personnes, la peine dépend de la conséquence de l’altercation et des circonstances dans lesquelles elle s’est déroulée. La simple participation physique suffit pour être punissable, même s’il n’est pas clair qui a porté le coup.
En cas de bagarre qui cause des lésions corporelles, la peine est une peine de prison pouvant aller jusqu’à six mois ou une amende pouvant aller jusqu’à 360 taux journaliers.
Si la bagarre entraîne des lésions corporelles graves, une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an ou une amende pouvant aller jusqu’à 720 taux journaliers est menacée.
Si, au cours de l’altercation, la mort d’une personne survient, la peine est portée à une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans.
La participation à une bagarre ou à une attaque dans une zone de sécurité lors de grands événements sportifs est particulièrement grave. La simple participation physique suffit pour être puni d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à un an ou d’une amende pouvant aller jusqu’à 720 taux journaliers, même si personne n’est blessé.
Ainsi, le § 91 StGB tient compte à la fois de la dangerosité de la violence collective et de la gravité des conséquences. Les peines restent certes inférieures à celles pour lésions corporelles intentionnelles, mais couvrent le danger particulier qui émane des bagarres de masse ou des attaques de groupe incontrôlées.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Kurze Freiheitsstrafen werden oft ersetzt oder nachgesehen, Bewährung braucht Prognose und Auflagen.“
Amende – Système de taux journalier
- Étendue : jusqu’à 720 taux journaliers (nombre de taux journaliers = mesure de la faute ; montant/jour = capacité financière ; min. 4,00 €, max. 5 000,00 €).
- Formule pratique : 6 mois de prison ≈ 360 taux journaliers (orientation, pas schéma).
- Irrecouvrabilité : Peine de prison de substitution (en règle générale : 1 jour de peine de prison de substitution = 2 taux journaliers).
Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
§ 37 StGB : Si la menace pénale légale va jusqu’à cinq ans de prison, le tribunal doit prononcer une courte peine de prison d’un an au maximum au lieu d’une amende. Cette disposition est particulièrement pertinente pour le cas de base du § 83 StGB, car elle évite régulièrement une peine de prison, à condition qu’aucun motif de prévention spéciale ou générale ne s’y oppose.
§ 43 StGB : Une peine d’emprisonnement avec sursis peut être prononcée si la peine prononcée ne dépasse pas deux ans et si le condamné peut se voir attester un pronostic social favorable. La période de probation est de un à trois ans. Si elle est effectuée sans révocation, la peine est considérée comme définitivement suspendue.
§ 43a StGB : Le sursis partiel permet de combiner une partie de peine ferme et une partie de peine avec sursis. Pour les peines d’emprisonnement de plus de six mois et jusqu’à deux ans, une partie peut être assortie d’un sursis ou remplacée par une amende pouvant aller jusqu’à sept cent vingt jours-amendes, si cela semble approprié compte tenu des circonstances.
§§ 50 à 52 StGB : Le tribunal peut en outre donner des instructions et ordonner une assistance de probation. Les instructions typiques concernent la réparation du préjudice, la thérapie, les interdictions de contact ou de séjour ainsi que les mesures de stabilisation sociale. L’objectif est d’éviter d’autres infractions et de favoriser une probation durable et légale.
Compétence des tribunaux
Compétence matérielle
Les cas de rixe relèvent de différentes compétences judiciaires en fonction de la gravité de l’acte. Pour le type d’infraction de base avec lésions corporelles simples, c’est le tribunal de district qui statue par le biais d’un juge unique. En cas de lésions corporelles graves ou de décès, c’est le tribunal régional qui est compétent, également avec un juge unique. Il n’est pas prévu de tribunal d’échevins ou de jurés, car le cadre de la peine est de deux ans de prison au maximum.
Compétence territoriale
En règle générale, le tribunal compétent est le tribunal du lieu de l’infraction, c’est-à-dire celui sur le territoire duquel la bagarre a eu lieu. En cas de lésions ou de décès, le tribunal du lieu où les conséquences se sont produites peut également être compétent. S’il n’est pas possible de déterminer clairement le lieu de l’infraction, la compétence est déterminée en fonction du domicile de l’accusé, du lieu de l’arrestation ou du siège du ministère public. La procédure est menée là où elle semble la plus appropriée.
Voies de recours
Il est possible de faire appel auprès du tribunal régional contre les jugements du tribunal de district. Les décisions du tribunal régional peuvent faire l’objet d’un recours ou d’un pourvoi en cassation auprès de la Cour d’appel ou de la Cour suprême.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Vom Verdacht bis zum Urteil gilt Ordnung, Rechte nutzen, Fristen halten, Beweise sichern.“
Revendications civiles dans la procédure pénale
En cas de rixe, les personnes blessées ou les proches peuvent faire valoir des prétentions de droit civil directement dans le cadre de la procédure pénale. Il s’agit notamment des frais médicaux et de traitement, du préjudice moral, du manque à gagner ou, en cas de décès, des frais d’obsèques, du défaut de pension alimentaire et de la souffrance psychique.
Grâce à la jonction de la partie civile, la prescription de ces créances est suspendue pendant la durée de la procédure pénale. Ce n’est qu’une fois la procédure pénale terminée que le délai recommence à courir, dans la mesure où la créance n’a pas été entièrement reconnue.
Une réparation volontaire du dommage ou un accord avec la personne lésée ou ses proches peut avoir un effet atténuant sur la peine si elle est effectuée à temps, honnêtement et de manière compréhensible. Toutefois, si un comportement particulièrement agressif ou dangereux pour la collectivité est constaté, cette circonstance perd en règle générale son effet atténuant.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteAperçu de la procédure pénale
- Début de l’enquête : mise en accusation en cas de suspicion concrète ; à partir de ce moment, tous les droits de l’accusé.
- Police/Ministère public : le ministère public dirige, la police criminelle enquête ; objectif : classement, diversion ou mise en accusation.
- Audition de l’accusé : information préalable ; la présence d’un avocat entraîne un report ; le droit de garder le silence demeure.
- Consultation du dossier : auprès de la police/du ministère public/du tribunal ; comprend également les pièces à conviction (dans la mesure où le but de l’enquête n’est pas compromis).
- Audience principale : administration orale des preuves, jugement ; décision sur les demandes de participation privée.
Droits de l’accusé
- Information & défense : droit à la communication, à l’aide juridictionnelle, au libre choix d’un avocat, à l’aide à la traduction, aux demandes de preuves.
- Silence & avocat : droit de garder le silence à tout moment ; en cas de présence d’un avocat, l’interrogatoire doit être reporté.
- Obligation d’information : information rapide sur les soupçons/droits ; exceptions uniquement pour assurer la finalité de l’enquête.
- Consultation pratique des dossiers : dossiers d’enquête et de procédure principale ; la consultation par des tiers est limitée en faveur de l’accusé.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Ruhe bewahren, nichts posten, Beweise sichern, erst sprechen, wenn die Akten bekannt sind.“
Pratique et conseils de comportement
- Garder le silence.
Une brève explication suffit : « Je fais usage de mon droit de garder le silence et je m’entretiens d’abord avec mon avocat. » Ce droit s’applique dès le premier interrogatoire par la police ou le ministère public. - Contacter immédiatement un avocat.
Aucune déclaration ne doit être faite sans avoir consulté le dossier d’enquête. Ce n’est qu’après avoir consulté le dossier que l’avocat peut évaluer la stratégie et la sécurisation des preuves qui sont judicieuses. - Sécuriser immédiatement les preuves.
Faire établir des rapports médicaux, des photos avec indication de la date et de l’échelle, le cas échéant des radiographies ou des tomodensitométries. Conserver séparément les vêtements, les objets et les enregistrements numériques. Établir une liste de témoins et des procès-verbaux de mémoire au plus tard dans les deux jours. - Ne pas prendre contact avec la partie adverse.
Vos propres messages, appels ou publications peuvent être utilisés comme preuves contre vous. Toute communication doit se faire exclusivement par l’intermédiaire de l’avocat. - Sécuriser à temps les enregistrements vidéo et de données.
Les vidéos de surveillance dans les transports publics, les locaux ou par les administrations immobilières sont souvent automatiquement supprimées après quelques jours. Les demandes de sécurisation des données doivent donc être adressées immédiatement aux exploitants, à la police ou au ministère public. - Documenter les perquisitions et les saisies.
En cas de perquisition ou de saisie, vous devez demander une copie de l’ordonnance ou du procès-verbal. Notez la date, l’heure, les personnes impliquées et tous les objets emportés. - En cas d’arrestation : pas de déclarations sur le fond.
Insistez pour que votre avocat soit immédiatement informé. La détention provisoire ne peut être ordonnée qu’en cas de suspicion grave et de motif de détention supplémentaire. Des mesures moins sévères (par exemple, promesse, obligation de se présenter, interdiction de contact) sont prioritaires. - Préparer la réparation du dommage de manière ciblée.
Les paiements ou les offres de réparation doivent être effectués et justifiés exclusivement par l’intermédiaire de l’avocat. Une réparation structurée du dommage a un effet positif sur la diversion et la détermination de la peine.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Objektive Befunde, neutrale Zeugen und gesicherte Videodaten tragen das Verfahren – nicht Vermutungen oder Erklärchats.“
Vos avantages grâce à l’assistance d’un avocat
Une procédure pour rixe compte parmi les cas les plus graves dans le domaine des délits de lésions corporelles. Souvent, de telles situations commencent spontanément, par exemple par des provocations ou une dynamique de groupe. Ce qui était censé être une brève altercation peut rapidement dégénérer et avoir de graves conséquences juridiques. La simple participation à une bagarre peut entraîner une condamnation, même si l’on n’a pas porté de coup.
L’évaluation juridique dépend fortement de la manière dont une personne a été activement impliquée, des conséquences qui se sont produites et de la question de savoir s’il aurait été possible de se retirer. Même de petites différences dans les témoignages, les enregistrements vidéo ou les rapports médicaux peuvent être déterminantes.
Il est donc indispensable de se faire représenter par un avocat dès le début. Cela permet de reconstituer le déroulement réel des faits, de garantir la sécurité des preuves à temps et de rectifier les présentations inexactes. C’est précisément lors d’altercations de groupe qu’une attribution erronée de responsabilité menace facilement lorsque la situation n’était pas claire.
Notre cabinet
- vérifie s’il existe effectivement une participation punissable ou si vous avez simplement été entraîné dans la situation,
- analyse les rapports de police, les enregistrements vidéo et les témoignages afin de détecter les contradictions,
- vous accompagne tout au long de la procédure d’enquête et de la procédure judiciaire,
- élabore une stratégie de défense qui présente votre rôle dans l’événement de manière réaliste et compréhensible,
- et défend vos droits avec détermination auprès de la police, du ministère public et du tribunal.
Une défense pénale expérimentée veille à ce que les réactions spontanées, les actes de défense ou les confusions ne soient pas considérés trop rapidement comme une participation à la rixe. Elle veille à ce que votre point de vue soit entendu et à ce que la procédure soit menée de manière juridiquement équitable et objectivement équilibrée. Vous bénéficiez ainsi d’une défense avec une structure claire et une stratégie personnelle, qui préserve vos intérêts de manière globale et œuvre à un résultat juste.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Machen Sie keine inhaltlichen Aussagen ohne vorherige Rücksprache mit Ihrer Verteidigung. Sie haben jederzeit das Recht zu schweigen und eine Anwältin oder einen Anwalt beizuziehen. Dieses Recht gilt bereits bei der ersten polizeilichen Kontaktaufnahme. Erst nach Akteneinsicht lässt sich klären, ob und welche Einlassung sinnvoll ist.“