Donation entre vifs
Donation entre vifs
Une donation entre vifs est le transfert gratuit d’actifs, tels que de l’argent, des biens immobiliers, des objets de valeur ou des droits, d’une personne à une autre de son vivant. L’objectif peut être de soutenir financièrement les proches ou d’autres personnes avant la succession, de profiter d’avantages fiscaux ou de préserver spécifiquement les biens familiaux. Cette forme de transfert de patrimoine est non seulement juridiquement, mais aussi souvent émotionnellement importante, car elle influence les marges de manœuvre du donateur et la protection du donataire.
Une donation entre vifs est le transfert gratuit de biens ou de droits entre des personnes vivantes, souvent pour un soutien ou une garantie précoce.
Bases juridiques essentielles
Il n’y a plus de droits de donation en Autriche. Néanmoins, il faut faire une déclaration à l’administration fiscale si certaines limites de valeur sont dépassées.
Exceptions : Certains cadeaux occasionnels (par exemple, cadeaux d’anniversaire ou de maturité jusqu’à 1 000 euros par an) ainsi que les donations pour l’acquisition de logements sous des conditions claires sont exonérés de déclaration. Les biens immobiliers ne sont pas soumis à l’obligation de déclaration, car l’administration fiscale les enregistre via l’impôt sur les mutations immobilières.
Obligation générale de déclaration : Il faut déclarer à l’administration fiscale les biens meubles tels que l’argent liquide, les bijoux, les livrets d’épargne, les parts de société ou les droits, si leur valeur atteint 15 000 euros en l’espace de cinq ans.
Limite augmentée pour les proches : Pour les donations à des proches, une obligation de déclaration s’applique à partir de 50 000 euros par an.
Réserve héréditaire et réserve héréditaire de donation
Les donations peuvent influencer le droit à la réserve héréditaire des héritiers. Les conjoints, les partenaires enregistrés et les enfants exigent que certaines donations soient prises en compte dans le calcul de la réserve héréditaire.
- Pour les donations à des personnes non réservataires, la règle suivante s’applique : Si la donation a lieu plus de deux ans avant le décès du donateur, elle n’est pas prise en compte pour la réserve héréditaire.
- Pour les donations à des personnes réservataires, il n’y a pas de limite de temps. Même les donations datant de plusieurs décennies peuvent être prises en compte.
- Les litiges peuvent être évités si, lors de la donation, d’autres réservataires sont indemnisés simultanément et que des renonciations correspondantes à la réserve héréditaire sont convenues par écrit.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Eine sorgfältige Planung der Schenkung zu Lebzeiten verhindert spätere Streitigkeiten und schützt die Interessen aller Beteiligten.“
L’imputation des donations sur la réserve héréditaire se fait en plusieurs étapes.
On ajoute d’abord les donations que le défunt a faites de son vivant à la succession. Cela augmente la base à partir de laquelle on calcule les réserves héréditaires. La valeur de la donation est adaptée au moment du décès du défunt.
Si un réservataire a lui-même reçu une donation, celle-ci est, dans la mesure où cela est prévu, imputée sur sa réserve héréditaire. Il est important de noter que cela ne s’applique qu’à la partie supplémentaire de la réserve héréditaire qui résulte de l’inclusion des donations (ce que l’on appelle la réserve héréditaire de donation), et non à l’ensemble de la réserve héréditaire.
On distingue la réserve héréditaire issue de la succession pure et simple et la réserve héréditaire de donation, qui résulte de l’ajout des donations. La prise en compte des donations entraîne un montant supplémentaire pour la réserve héréditaire, que l’on appelle réserve héréditaire de donation.
D’autres réservataires ou héritiers exigent, sur demande, que les donations à des réservataires soient prises en compte et imputées. Les légataires peuvent également exiger une imputation s’ils doivent contribuer à l’exécution des réserves héréditaires.
Toutes les donations ne sont pas imputées. Des exceptions existent si le défunt a expressément stipulé ou convenu par écrit qu’une donation ne doit pas être imputée.
Si la succession ne suffit pas à payer toutes les réserves héréditaires, le donataire doit prendre en charge une partie du montant manquant, au prorata de la valeur de la donation reçue.
Formes de donation entre vifs
1. Donation entre vifs
Le transfert de patrimoine a lieu immédiatement. Ceci est particulièrement utile si le donataire a un besoin urgent des fonds à un moment précis, par exemple lors de la construction d’une maison ou du début d’une carrière.
2. Donation à cause de mort
Dans ce cas, le donateur s’engage contractuellement de son vivant à ne transférer une chose déterminée qu’après son décès.
- Forme requise : Acte notarié
- Révocation : Possible uniquement en cas de droit de révocation convenu contractuellement, d’un commun accord ou en cas d’ingratitude grave du donataire
- Risque : La succession comprend la chose et l’utilise pour le remboursement des dettes ou pour le paiement des réservataires.
Pour en savoir plus sur la donation à cause de mort, lisez ceci : Donation à cause de mort
Aspects particuliers concernant les biens immobiliers
La donation de biens immobiliers nécessite un contrat de donation écrit, signé par les deux parties. Des droits de garantie importants pour le donateur doivent impérativement être mentionnés dans le contrat et au registre foncier :
- Droit d’habitation : Le donateur peut habiter le bien immobilier à vie.
- Droit d’usufruit : Le donateur peut continuer à percevoir les revenus (par exemple, les revenus locatifs) du bien immobilier.
- Interdiction de grever et d’aliéner : Le bien immobilier ne peut être vendu ou grevé qu’avec l’accord du donateur.
Vos avantages grâce à l’assistance d’un avocat
Les donations entre vifs comportent de nombreux défis juridiques et économiques. Il s’agit souvent de questions complexes concernant l’obligation de déclaration, les effets possibles sur la réserve héréditaire ou la garantie des droits d’habitation et d’utilisation. Sans règles contractuelles claires, des litiges ultérieurs entre les héritiers ou des désavantages financiers pour les donateurs et les donataires menacent. Les aspects fiscaux et les inscriptions au registre foncier doivent également être soigneusement pris en compte afin d’éviter des conséquences indésirables.
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