Homicide involontaire
- Homicide involontaire
- Éléments constitutifs objectifs
- Délimitation par rapport à d’autres délits
- Charge de la preuve et appréciation des preuves
- Exemples pratiques
- Éléments constitutifs subjectifs
- Illégalité et justifications
- Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
- Détermination de la peine & Conséquences
- Barème des peines § 80 StGB
- Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
- Compétence des tribunaux
- Aperçu de la procédure pénale
- Droits de l’accusé
- Pratique et conseils de comportement
- Questions fréquemment posées – FAQ
Homicide involontaire
L’homicide involontaire conformément au § 80 du StGB est constitué lorsqu’une personne cause la mort d’une autre par inadvertance, oubli d’un devoir ou manque de diligence, sans intention de le faire. Il est essentiel que l’auteur néglige une mesure de précaution requise, bien que la survenance du résultat ait été prévisible et évitable pour lui. Les cas typiques sont les accidents de la circulation, les erreurs de traitement ou les accidents du travail résultant de violations des règles de sécurité. La responsabilité pénale vise à garantir que chacun, dans le cadre de sa responsabilité, fasse preuve de la prudence requise lorsque la vie d’autrui est en jeu.
L’homicide involontaire signifie que quelqu’un cause la mort d’une autre personne par violation de la diligence ou par inadvertance, sans le vouloir.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Fahrlässigkeit ist kein Zufall, sondern das bewusste Ignorieren der gebotenen Sorgfalt. Wer Verantwortung trägt, muss vorausschauen.“
Éléments constitutifs objectifs
L’élément constitutif objectif décrit l’aspect extérieur de l’événement. Il convient de vérifier si l’auteur a causé la mort par un comportement contraire à ses obligations et s’il existe un lien de causalité.
En cas d’omissions, il doit également exister une « position de garant », c’est-à-dire une obligation légale d’empêcher le résultat.
Étapes de vérification
- Acte ou omission : Violation des obligations objectives de diligence dans une situation de danger prévisible.
- Résultat : décès d’une autre personne.
- Causalité : Sans le comportement contraire à la diligence, la mort ne serait pas survenue.
- Lien de violation du devoir : L’interdiction violée devait précisément empêcher le résultat qui s’est produit.
- Imputation objective : Le résultat doit être imputable à un risque juridiquement répréhensible. Un comportement de la victime relevant de sa propre responsabilité ou des causes tierces atypiques peuvent exclure l’imputation.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Gerichte prüfen beim Totschlag nicht nur, was getan wurde, sondern warum es geschah.“
Délimitation par rapport à d’autres délits
- § 75 StGB – Meurtre : homicide intentionnel avec préméditation, planification et motifs particulièrement répréhensibles.
- § 76 StGB – Homicide : homicide intentionnel dans un état émotionnel exceptionnel, sans planification froide.
- § 81 StGB – Homicide par négligence grave : violation particulièrement grave du devoir de diligence avec une imputabilité nettement accrue.
- § 86 StGB – Lésions corporelles entraînant la mort : lésions corporelles intentionnelles dont la conséquence est la mort.
- § 88 StGB – Lésions corporelles involontaires : violation du devoir de diligence entraînant des blessures, mais sans décès.
- § 80 StGB – Homicide involontaire : décès sans intention à la suite d’un comportement contraire aux obligations.
Distinction importante :
Pour § 80 StGB, une simple négligence suffit. En cas de violation particulièrement grave d’une obligation ou d’indifférence face à un danger de mort reconnaissable, l’article 81 du StGB doit être appliqué.
Charge de la preuve et appréciation des preuves
Le ministère public supporte la charge de la preuve de la violation du devoir de diligence, de la causalité, du lien de violation du devoir et de l’imputation.
Le tribunal apprécie toutes les preuves, notamment les expertises techniques, d’analyse des accidents ou médicales.
La personne accusée n’a rien à prouver, mais peut indiquer d’autres déroulements possibles ou des doutes quant à la prévisibilité.
Preuves typiques :
Rapports d’accident, données de tachygraphe, télémétrie, témoignages, règles de sécurité, documentations, enregistrements vidéo ou documents médicaux.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Ein Moment der Ablenkung kann genügen, um Leben zu zerstören – rechtlich zählt, was vermeidbar gewesen wäre.“
Exemples pratiques
- Accident de la circulation dû à une vitesse excessive ou au non-respect d’un feu rouge.
- Accident de chantier à la suite d’un manquement aux obligations de sécurisation, bien que le danger soit connu.
- Erreur de traitement médical malgré une directive claire ou un manque d’information.
- Comportement imprudent dans le cadre des loisirs avec une issue fatale, par exemple lors d’un barbecue ou d’un feu de camp.
- Omission de porter secours par une personne garante, bien qu’une intervention rapide aurait pu empêcher la mort.
Éléments constitutifs subjectifs
La négligence suppose que l’auteur ait agi de manière objectivement contraire à ses obligations et subjectivement répréhensible.
Ce qui aurait fait une personne raisonnable dans la même situation est déterminant. La mort doit avoir été prévisible et évitable.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteIllégalité et justifications
- Légitime défense : Attaque actuelle et illégale ; la défense doit être nécessaire et proportionnée. Une riposte après la fin de l’attaque n’est pas de la légitime défense.
- État de nécessité excusable : Danger immédiat, pas de moyen moins grave, intérêt prépondérant. S’applique également aux actes de sauvetage spontanés, lorsqu’un danger ne pouvait être écarté que par une violation d’obligation.
- Consentement effectif : Exige la capacité de décision, l’information et le caractère volontaire. Un consentement à sa propre mort est juridiquement sans importance.
- Pouvoirs légaux : Interventions avec base juridique et proportionnalité, par exemple dans le cadre d’actes officiels, de surveillance technique ou de mesures policières.
Charge de la preuve :
Le ministère public doit démontrer sans doute raisonnable qu’il n’existe aucun motif de justification.
La personne accusée n’a rien à prouver ; il suffit de montrer des circonstances concrètes qui peuvent susciter des doutes.
Le principe « in dubio pro reo » s’applique – en cas de doute, à l’avantage de l’accusé.
Culpabilité & Erreurs
- Erreur d’interdiction : N’excuse que si l’erreur était inévitable. Chacun est tenu de se renseigner sur la situation juridique.
- Principe de culpabilité : N’est punissable que celui qui agit coupablement ; la négligence présuppose la prévisibilité et l’évitabilité du résultat.
- Irresponsabilité : Pas de culpabilité en cas de trouble mental grave ou d’atteinte maladive à la capacité de contrôle. S’il existe des indices, il convient de demander une expertise forensique et psychiatrique.
- État de nécessité excusable : S’applique en cas d’impossibilité d’adopter un comportement légal dans une situation de contrainte extrême – par exemple, si l’aide ou le sauvetage mettrait sérieusement en danger sa propre vie.
- Légitime défense putatif : Une erreur sur l’existence d’une justification exclut l’intention, mais pas la négligence, pour autant que la violation du devoir de diligence subsiste.
Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
Une rétractation de la tentative ne joue aucun rôle dans les délits de négligence, car il n’y a pas d’intention et donc pas de tentative.
Toutefois, une procédure pénale peut se terminer sans condamnation si une déjudiciarisation est appliquée.
Une déjudiciarisation est en principe possible en cas d’homicide involontaire, à condition que la culpabilité ne soit pas grave et que l’accusé assume ses responsabilités. Une réparation prouvée est particulièrement déterminante, par exemple par le biais de dommages et intérêts, d’excuses ou d’un soutien aux survivants.
En cas de violation grave d’une obligation ou de non-respect flagrant des règles de sécurité, une déjudiciarisation est exclue. Dans tous les autres cas, elle peut contribuer à régler le conflit à l’amiable et à atténuer les conséquences pénales.
Détermination de la peine & Conséquences
Le montant de la peine dépend de la culpabilité et des conséquences de l’acte. Le tribunal tient compte de la gravité de la violation de l’obligation, de la prévisibilité et de l’évitabilité de la mort et du fait que l’acte était momentanément inattentif ou l’expression d’une négligence persistante. Les circonstances personnelles sont également examinées, telles que les antécédents judiciaires, la situation de vie, la volonté d’avouer ou les efforts de réparation.
Les circonstances aggravantes sont notamment les violations multiples ou particulièrement graves d’obligations, le non-respect des règles de sécurité claires, l’influence de l’alcool ou de la drogue ainsi que l’indifférence face aux dangers reconnaissables.
Les circonstances atténuantes sont l’absence d’antécédents, un aveu sincère, une réparation active du dommage, la coresponsabilité de la victime ou une situation de stress psychique exceptionnelle. Une longue durée de la procédure pénale peut également avoir un effet atténuant sur la peine.
Le droit pénal autrichien connaît le système de taux journaliers pour les amendes : le nombre de taux journaliers dépend de la gravité de la culpabilité, le taux journalier individuel des revenus. L’objectif est que la peine soit ressentie de la même manière par toutes les personnes concernées. Si l’amende n’est pas payée, elle peut être convertie en une peine de prison de substitution.
Une peine de prison peut être entièrement ou partiellement assortie d’un sursis si la peine ne dépasse pas deux ans et qu’il existe un pronostic social positif. Dans ce cas, la personne condamnée reste en liberté, mais doit faire ses preuves pendant une période de probation d’un à trois ans. Si toutes les conditions sont remplies, la peine est considérée comme définitivement suspendue.
Les tribunaux peuvent également donner des instructions – par exemple pour la réparation du dommage, la thérapie, l’examen d’aptitude à la conduite ou la restriction de contact – et ordonner une assistance à la probation. L’objectif est toujours de réduire le risque de récidive et de favoriser un mode de vie stable.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteBarème des peines § 80 StGB
- Peine de prison jusqu’à un an ou amende jusqu’à 720 jours-amendes.
- En cas d’homicide de plusieurs personnes, le barème des peines est porté à une peine de prison pouvant aller jusqu’à deux ans. Dans les cas particulièrement graves, un
homicide par négligence grave au sens de l’article 81 du StGB peut également être envisagé, dont la menace de peine est nettement plus élevée. Le barème des peines de l’article 80 du StGB reste donc dans la partie inférieure des délits d’homicide et tient compte du reproche de culpabilité moins élevé.
Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
§ 37 StGB : Si la menace pénale légale va jusqu’à cinq ans de privation de liberté, le tribunal doit à la place d’une courte peine de privation de liberté d’un an au maximum infliger une amende.
§ 43 StGB : Une peine de privation de liberté avec sursis peut être prononcée si la peine infligée ne dépasse pas deux ans et qu’un pronostic social favorable peut être attesté à la personne condamnée. La période de probation est de un à trois ans. Si elle est effectuée sans révocation, la peine est considérée comme définitivement suspendue.
§ 43a StGB : La suspension partielle permet une combinaison d’une partie de peine ferme et avec sursis. Pour les peines de privation de liberté de plus de six mois à deux ans, une partie peut être suspendue ou remplacée par une amende allant jusqu’à sept cent vingt taux journaliers, si cela semble approprié compte tenu des circonstances.
§§ 50 à 52 StGB : Le tribunal peut en outre donner des instructions et ordonner une assistance probatoire. Les instructions typiques concernent la réparation du dommage, la thérapie, les interdictions de contact ou de séjour ainsi que les mesures de stabilisation sociale. L’objectif est d’éviter d’autres infractions et de favoriser une probation légale durable.
Compétence des tribunaux
Compétence matérielle : Pour l’article 80 alinéa 1 du StGB, le tribunal de district est généralement compétent, car la menace de peine ne dépasse pas un an. Pour l’article 80 alinéa 2 du StGB, le tribunal régional statue en tant que juge unique.
Compétence territoriale : Le tribunal du lieu de l’infraction ou du lieu du résultat est compétent, subsidiairement le domicile ou le lieu de séjour de la personne accusée.
Instances : Contre les jugements du tribunal de district, il est possible de faire appel devant le tribunal régional, contre les jugements du tribunal régional, il est possible de faire appel devant la cour d’appel régionale.
Revendications civiles dans la procédure pénale
En cas d’homicide involontaire, les survivants peuvent se joindre à la procédure pénale et faire valoir des revendications de droit civil, notamment les frais d’obsèques, la perte de pension alimentaire, le préjudice moral ou la souffrance psychique. La jonction de la partie civile interrompt la prescription de droit civil dans la mesure revendiquée. Après la clôture définitive de la procédure pénale, le
Une réparation structurée du dommage ou un accord avec les proches peut avoir un effet atténuant sur la peine dans la procédure, notamment si la réparation et la prise de responsabilité sont documentées de manière compréhensible. Dans les cas de négligence grave, une telle atténuation n’est généralement plus envisageable.
Aperçu de la procédure pénale
- Début de l’enquête : mise en accusation en cas de suspicion concrète ; à partir de ce moment, tous les droits de l’accusé.
- Police/Ministère public : le ministère public dirige, la police criminelle enquête ; objectif : classement, diversion ou mise en accusation.
- Audition de l’accusé : information préalable ; la présence d’un avocat entraîne un report ; le droit de garder le silence demeure.
- Consultation du dossier : auprès de la police/du ministère public/du tribunal ; comprend également les pièces à conviction (dans la mesure où le but de l’enquête n’est pas compromis).
- Audience principale : administration orale des preuves, jugement ; décision sur les demandes de participation privée.
Droits de l’accusé
- Consultation pratique des dossiers : dossiers d’enquête et de procédure principale ; la consultation par des tiers est limitée en faveur de l’accusé.
- Information & défense : droit à la communication, à l’aide juridictionnelle, au libre choix d’un avocat, à l’aide à la traduction, aux demandes de preuves.
- Silence & avocat : droit de garder le silence à tout moment ; en cas de présence d’un avocat, l’interrogatoire doit être reporté.
- Obligation d’information : information rapide sur les soupçons/droits ; exceptions uniquement pour assurer la finalité de l’enquête.
Pratique et conseils de comportement
- Garder le silence.
Une brève explication suffit : « Je fais usage de mon droit de garder le silence et je m’entretiens d’abord avec mon avocat. » Ce droit s’applique dès le premier interrogatoire par la police ou le ministère public. - Contacter immédiatement un avocat.
Aucune déclaration ne doit être faite sans avoir consulté le dossier d’enquête. Ce n’est qu’après avoir consulté le dossier que l’avocat peut évaluer la stratégie et la sécurisation des preuves qui sont judicieuses. - Sécuriser immédiatement les preuves.
Faire établir des rapports médicaux, des photos avec indication de la date et de l’échelle, le cas échéant des radiographies ou des tomodensitométries. Conserver séparément les vêtements, les objets et les enregistrements numériques. Établir une liste de témoins et des procès-verbaux de mémoire au plus tard dans les deux jours. - Ne pas prendre contact avec la partie adverse.
Vos propres messages, appels ou publications peuvent être utilisés comme preuves contre vous. Toute communication doit se faire exclusivement par l’intermédiaire de l’avocat. - Sécuriser à temps les enregistrements vidéo et de données.
Les vidéos de surveillance dans les transports publics, les locaux ou par les administrations immobilières sont souvent automatiquement supprimées après quelques jours. Les demandes de sécurisation des données doivent donc être adressées immédiatement aux exploitants, à la police ou au ministère public. - Documenter les perquisitions et les saisies.
En cas de perquisition ou de saisie, vous devez demander une copie de l’ordonnance ou du procès-verbal. Notez la date, l’heure, les personnes impliquées et tous les objets emportés. - En cas d’arrestation : pas de déclarations sur le fond.
Insistez pour que votre avocat soit immédiatement informé. La détention provisoire ne peut être ordonnée qu’en cas de suspicion grave et de motif de détention supplémentaire. Des mesures moins sévères (par exemple, promesse, obligation de se présenter, interdiction de contact) sont prioritaires. - Préparer la réparation du dommage de manière ciblée.
Les paiements ou les offres de réparation doivent être effectués et justifiés exclusivement par l’intermédiaire de l’avocat. Une réparation structurée du dommage a un effet positif sur la diversion et la détermination de la peine.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Strafrechtlich entscheidend ist nicht das Unglück selbst, sondern die Pflichtverletzung, die ihm vorausging.“
Vos avantages grâce à l’assistance d’un avocat
Une procédure pour homicide involontaire est l’une des procédures les plus exigeantes sur le plan juridique et humain en droit pénal. Derrière de telles accusations se cachent souvent des accidents tragiques, des faits complexes et de lourdes charges personnelles. Un bref moment d’inattention peut avoir de graves conséquences – tant pour les personnes impliquées que pour leurs proches. L’appréciation juridique dépend souvent du fait qu’une violation d’obligation est prouvable, prévisible et évitable. Même de petites contradictions dans les expertises ou les témoignages peuvent décider de la culpabilité, de la déjudiciarisation ou de l’acquittement.
Une représentation juridique précoce est donc essentielle pour sécuriser les preuves, examiner de manière critique les expertises techniques et médicales et reconstituer le déroulement des événements de manière juridiquement précise.
Notre cabinet
- analyse avec soin si une violation du devoir de diligence a effectivement eu lieu ou s’il s’agit d’un accident tragique sans pertinence pénale,
- vérifie les expertises en matière d’analyse d’accidents, médicales et techniques quant à leur compréhensibilité et leur valeur probante,
- vous accompagne tout au long de la procédure d’enquête et judiciaire,
- collabore avec des experts des domaines spécialisés pertinents afin de déterminer objectivement les causes et les responsabilités,
- développe une stratégie de défense individuelle qui tient compte du déroulement concret, de la situation de danger et des circonstances personnelles,
- et préserve vos droits avec détermination face à la police, au ministère public et au tribunal.
Une défense pénale expérimentée garantit que les erreurs, le hasard ou la négligence humaine sont correctement classés et évalués de manière juridiquement appropriée. Vous bénéficiez ainsi d’une défense objective, complète et adaptée à votre cas, qui prend votre situation au sérieux et vise spécifiquement une décision juste et équilibrée.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Machen Sie keine inhaltlichen Aussagen ohne vorherige Rücksprache mit Ihrer Verteidigung. Sie haben jederzeit das Recht zu schweigen und eine Anwältin oder einen Anwalt beizuziehen. Dieses Recht gilt bereits bei der ersten polizeilichen Kontaktaufnahme. Erst nach Akteneinsicht lässt sich klären, ob und welche Einlassung sinnvoll ist.“