Mise en danger de la sécurité physique
- Mise en danger de la sécurité physique
- Éléments constitutifs objectifs
- Délimitation par rapport à d’autres délits
- Charge de la preuve et appréciation des preuves
- Exemples pratiques
- Éléments constitutifs subjectifs
- Illégalité et justifications
- Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
- Détermination de la peine & Conséquences
- Échelle des peines § 88 StGB
- Amende – Système de taux journalier
- Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
- Compétence des tribunaux
- Aperçu de la procédure pénale
- Droits de l’accusé
- Pratique et conseils de comportement
- Questions fréquemment posées – FAQ
Mise en danger de la sécurité physique
La mise en danger de la sécurité physique selon l’article 89 du Code pénal punit les comportements qui créent un danger concret pour la vie, la santé ou la sécurité physique d’une autre personne. Un résultat de blessure n’est pas nécessaire. Le comportement est punissable en cas de préméditation ou de négligence grave, ainsi qu’en cas de négligence dans les cas de l’article 81 alinéa 2 du Code pénal. L’échelle des peines va jusqu’à trois mois d’emprisonnement ou 180 jours-amendes.
Il y a mise en danger lorsqu’une personne, par son action ou son omission contraire à ses obligations, cause un danger concret et imminent pour une autre personne. Le danger, et non la blessure, est au centre.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Gefährdung beginnt oft mit einer kleinen Unachtsamkeit. Doch wer früh juristische Unterstützung sucht, kann schwerwiegende Folgen verhindern.“
Éléments constitutifs objectifs
La partie objective décrit le côté extérieur de l’événement. Elle répond à la question de savoir qui a fait quoi avec quoi, quel résultat a été obtenu et s’il existe un lien de causalité entre l’action et la grave conséquence de la blessure.
Étapes de vérification
- Acte délictueux : Action active ou omission contraire aux obligations qui crée une situation dangereuse.
- Résultat de mise en danger : Danger concret et imminent pour la vie, la santé ou la sécurité physique d’une personne déterminée.
- Causalité : Sans le comportement, le danger ne serait pas survenu.
- Imputation objective : Réalisation d’un risque juridiquement répréhensible ; des causes tierces atypiques ou une mise en danger de soi sous sa propre responsabilité peuvent interrompre l’imputation.
Délimitation par rapport à d’autres délits
Pour le classement des délits de lésions corporelles et de mise en danger :
- § 83 StGB – Lésions corporelles : blessure intentionnelle.
- § 84 StGB – Lésions corporelles graves : conséquence grave en cas de préméditation de la blessure.
- § 85 StGB – Séquelles durables graves : conséquences à long terme ou irréversibles.
- § 86 StGB – Lésions corporelles entraînant la mort : blessure intentionnelle, décès par négligence.
- § 87 StGB – Lésions corporelles graves intentionnelles : conséquence grave voulue.
- § 88 StGB – Lésions corporelles par négligence : blessure due à un manquement à la diligence, résultat concret requis.
- § 89 StGB – Mise en danger de la sécurité physique : délit de mise en danger concret sans résultat de blessure ; la simple création d’un danger suffit.
Charge de la preuve et appréciation des preuves
Ministère public : Preuve de conviction concernant le comportement, le danger concret, la causalité, l’imputation ainsi que l’élément subjectif.
Tribunal : Appréciation globale de toutes les preuves ; les reconstitutions techniques, les preuves de visibilité et de distance, les calculs de temps de trajet, les données vidéo et télémétriques sont essentiels.
Personne accusée : Pas de charge de la preuve ; des déroulements alternatifs et des doutes quant au caractère concret du danger peuvent suffire.
Preuves typiques : Enregistrements de caméras embarquées et de vidéosurveillance, reconstitution d’accident, expertises, métadonnées numériques, témoignages.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteExemples pratiques
- Vitesse nettement excessive dans la zone d’un passage protégé avec des personnes qui traversent.
- Jet de corps lourds depuis le balcon pendant que des passants marchent en dessous.
- Travaux sur des scies circulaires non sécurisées à proximité immédiate de tiers.
Éléments constitutifs subjectifs
La préméditation ou la négligence grave est requise. De plus, l’article 89 du Code pénal couvre la négligence dans les cas particuliers de l’article 81 alinéa 2 du Code pénal (par exemple, certains délits routiers). La simple négligence ne suffit pas dans les autres cas.
Ligne directrice
Il y a négligence grave lorsque des règles de diligence élémentaires sont négligées de manière particulièrement flagrante.
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „In Gefährdungsverfahren entscheidet frühzeitige Verteidigung über das Ergebnis. Wer rechtzeitig handelt, kann Anklage und Vorstrafe vermeiden.“
Illégalité et justifications
- Légitime défense : Attaque actuelle et illégale ; défense nécessaire et appropriée. Rétorsion après la fin de l’attaque = pas de légitime défense.
- État de nécessitéi exonératoire : Danger immédiat ; pas de moyen moins grave ; intérêt prépondérant.
- Consentement effectif : Capacité de décision, information, volontariat ; limites : immoralité, mineurs.
- Pouvoirs légaux : Atteintes avec base juridique et proportionnalité (notamment actes officiels, contrainte légitime).
Charge de la preuve : Le ministère public doit démontrer sans doute raisonnable qu’aucun motif de justification n’est valable. L’accusé(e) ne doit rien prouver ; des faits de rattachement concrets suffisent à fonder des doutes (in dubio pro reo).
Culpabilité & Erreurs
- Erreur d’interdiction : n’excuse que si elle est inévitable (obligation de s’informer !).
- Principe de culpabilité : Seule est punissable la personne qui agit de manière coupable.
- Irresponsabilité : pas de culpabilité en cas de trouble psychique grave, etc. expertise psychiatrique dès qu’il existe des indices.
- État de nécessité exonératoire : Caractère déraisonnable d’un comportement légitime dans une situation de contrainte extrême.
- Légitime défense putatif : L’erreur sur la justification enlève l’intention ; la négligence subsiste si elle est normalisée.
Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
Une procédure pénale pour mise en danger de la sécurité physique peut, sous certaines conditions, se terminer sans condamnation. Le droit pénal prévoit à cet effet la possibilité d’une déjudiciarisation.
La déjudiciarisation est une clôture extrajudiciaire d’une procédure pénale, dans laquelle la culpabilité n’est pas considérée comme grave, les faits sont établis et la personne accusée assume la responsabilité. Une condition préalable est régulièrement une réparation des conséquences de l’acte, par exemple par le paiement d’une somme d’argent, des prestations d’intérêt général, la participation à une assistance probatoire ou une conciliation avec la personne mise en danger.
Une solution par déjudiciarisation est envisageable s’il n’y a pas de négligence grave et pas de mise en danger considérable. Le ministère public ou le tribunal vérifient si les conditions sont remplies et si une telle solution correspond à la gravité de l’acte et à la personnalité de l’accusé.
En cas de déjudiciarisation réussie, il n’y a pas de déclaration de culpabilité et pas d’inscription au casier judiciaire. La procédure est considérée comme close, et la personne concernée peut poursuivre sa vie
Détermination de la peine & Conséquences
Le montant d’une peine dépend de la culpabilité et des conséquences de l’acte. Le tribunal tient compte de la gravité des conséquences de la blessure, du caractère dangereux ou imprudent de l’action et du fait que l’auteur a agi de manière planifiée ou spontanée. De même, les circonstances personnelles sont examinées, comme les antécédents judiciaires, la situation de vie, la volonté d’avouer ou les efforts de réparation.
Les circonstances aggravantes sont par exemple plusieurs actes, une imprudence particulière ou des attaques contre des personnes sans défense.
Les circonstances atténuantes sont l’absence d’antécédents, un aveu complet, la réparation du dommage ou la coresponsabilité de la victime. Une longue durée de la procédure pénale peut également avoir un effet atténuant sur la peine.
Le droit pénal autrichien connaît le système de taux journaliers pour les amendes : le nombre de taux journaliers dépend de la gravité de la culpabilité, le taux journalier individuel du revenu. Cela doit garantir qu’une amende soit ressentie de la même manière par toutes les personnes concernées. Si la peine n’est pas payée, elle peut être transformée en une peine de prison de substitution.
Une peine de prison peut être entièrement ou partiellement assortie d’un sursis si la peine ne dépasse pas deux ans et qu’il existe un pronostic social positif. Dans ce cas, le condamné reste en liberté, mais doit faire ses preuves pendant une période de probation d’un à trois ans. Si toutes les conditions sont remplies, la peine est considérée comme définitivement suspendue.
Les tribunaux peuvent en outre donner des instructions, par exemple pour la réparation du dommage, la thérapie ou la restriction des contacts, et ordonner une assistance à la probation. L’objectif est toujours de réduire le risque de récidive et de favoriser un mode de vie stable.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteÉchelle des peines § 88 StGB
Cas de base : Peine de prison jusqu’à trois mois ou amende jusqu’à 180 jours-amendes.
Amende – Système de taux journalier
- Étendue : jusqu’à 720 taux journaliers (nombre de taux journaliers = mesure de la faute ; montant/jour = capacité financière ; min. 4,00 €, max. 5 000,00 €).
- Formule pratique : 6 mois de prison ≈ 360 taux journaliers (orientation, pas schéma).
- Irrecouvrabilité : Peine de prison de substitution (en règle générale : 1 jour de peine de prison de substitution = 2 taux journaliers).
Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
§ 37 StGB : Si la menace pénale légale va jusqu’à cinq ans de privation de liberté, le tribunal doit à la place d’une courte peine de privation de liberté d’un an au maximum infliger une amende.
§ 43 StGB : Une peine de privation de liberté avec sursis peut être prononcée si la peine infligée ne dépasse pas deux ans et qu’un pronostic social favorable peut être attesté à la personne condamnée. La période de probation est de un à trois ans. Si elle est effectuée sans révocation, la peine est considérée comme définitivement suspendue.
§ 43a StGB : La suspension partielle permet une combinaison d’une partie de peine ferme et avec sursis. Pour les peines de privation de liberté de plus de six mois à deux ans, une partie peut être suspendue ou remplacée par une amende allant jusqu’à sept cent vingt taux journaliers, si cela semble approprié compte tenu des circonstances.
§§ 50 à 52 StGB : Le tribunal peut en outre donner des instructions et ordonner une assistance probatoire. Les instructions typiques concernent la réparation du dommage, la thérapie, les interdictions de contact ou de séjour ainsi que les mesures de stabilisation sociale. L’objectif est d’éviter d’autres infractions et de favoriser une probation légale durable.
Compétence des tribunaux
Pour les procédures pour lésions corporelles par négligence, le tribunal de district est généralement compétent, car il s’agit d’un délit passible d’une peine moins lourde.
Le tribunal compétent localement est celui dans le ressort duquel soit
- l’acte a été commis (lieu de l’acte), soit
- le résultat de la blessure s’est produit (lieu du résultat).
Si les deux ne peuvent pas être clairement établis, le tribunal du domicile ou du lieu de séjour de l’accusé peut également être compétent.
Les recours contre les jugements de première instance sont régis par les dispositions générales du code de procédure pénale. En règle générale, le tribunal régional statue en tant qu’instance de recours sur les appels.
Revendications civiles dans la procédure pénale
La victime peut se joindre (préjudice moral, traitement curatif, perte de revenus, dommages matériels). La jonction interrompt la prescription de droit civil comme une action en justice – mais seulement envers l’accusé et seulement dans la mesure demandée. Majoration totale/partielle possible ; sinon, renvoi à la voie du droit civil. Stratégie : une réparation structurée précoce du dommage augmente les chances de diversion et de détermination modérée de la peine.
Aperçu de la procédure pénale
- Début de l’enquête : mise en accusation en cas de suspicion concrète ; à partir de ce moment, tous les droits de l’accusé.
- Police/Ministère public : le ministère public dirige, la police criminelle enquête ; objectif : classement, diversion ou mise en accusation.
- Audition de l’accusé : information préalable ; la présence d’un avocat entraîne un report ; le droit de garder le silence demeure.
- Consultation du dossier : auprès de la police/du ministère public/du tribunal ; comprend également les pièces à conviction (dans la mesure où le but de l’enquête n’est pas compromis).
- Audience principale : administration orale des preuves, jugement ; décision sur les demandes de participation privée.
Droits de l’accusé
- Consultation pratique des dossiers : dossiers d’enquête et de procédure principale ; la consultation par des tiers est limitée en faveur de l’accusé.
- Information & défense : droit à la communication, à l’aide juridictionnelle, au libre choix d’un avocat, à l’aide à la traduction, aux demandes de preuves.
- Silence & avocat : droit de garder le silence à tout moment ; en cas de présence d’un avocat, l’interrogatoire doit être reporté.
- Obligation d’information : information rapide sur les soupçons/droits ; exceptions uniquement pour assurer la finalité de l’enquête.
Pratique et conseils de comportement
- Garder le silence.
Une brève explication suffit : « Je fais usage de mon droit de garder le silence et je m’entretiens d’abord avec mon avocat. » Ce droit s’applique dès le premier interrogatoire par la police ou le ministère public. - Contacter immédiatement un avocat.
Aucune déclaration ne doit être faite sans avoir consulté le dossier d’enquête. Ce n’est qu’après avoir consulté le dossier que l’avocat peut évaluer la stratégie et la sécurisation des preuves qui sont judicieuses. - Sécuriser immédiatement les preuves.
Faire établir des rapports médicaux, des photos avec indication de la date et de l’échelle, le cas échéant des radiographies ou des tomodensitométries. Conserver séparément les vêtements, les objets et les enregistrements numériques. Établir une liste de témoins et des procès-verbaux de mémoire au plus tard dans les deux jours. - Ne pas prendre contact avec la partie adverse.
Vos propres messages, appels ou publications peuvent être utilisés comme preuves contre vous. Toute communication doit se faire exclusivement par l’intermédiaire de l’avocat. - Sécuriser à temps les enregistrements vidéo et de données.
Les vidéos de surveillance dans les transports publics, les locaux ou par les administrations immobilières sont souvent automatiquement supprimées après quelques jours. Les demandes de sécurisation des données doivent donc être adressées immédiatement aux exploitants, à la police ou au ministère public. - Documenter les perquisitions et les saisies.
En cas de perquisition ou de saisie, vous devez demander une copie de l’ordonnance ou du procès-verbal. Notez la date, l’heure, les personnes impliquées et tous les objets emportés. - En cas d’arrestation : pas de déclarations sur le fond.
Insistez pour que votre avocat soit immédiatement informé. La détention provisoire ne peut être ordonnée qu’en cas de suspicion grave et de motif de détention supplémentaire. Des mesures moins sévères (par exemple, promesse, obligation de se présenter, interdiction de contact) sont prioritaires. - Préparer la réparation du dommage de manière ciblée.
Les paiements ou les offres de réparation doivent être effectués et justifiés exclusivement par l’intermédiaire de l’avocat. Une réparation structurée du dommage a un effet positif sur la diversion et la détermination de la peine.
Vos avantages grâce à l’assistance d’un avocat
Pour les délits de mise en danger, le traitement professionnel de la situation de danger est déterminant. Même de petites imprécisions dans les analyses temps-trajet, les conditions de visibilité ou les hypothèses de vitesse modifient le résultat. Une représentation précoce classe correctement les faits sur le plan juridique et empêche les démarches précipitées.
Notre cabinet
- vérifie soigneusement si le manquement à la diligence reproché existait réellement,
- analyse en détail les preuves techniques, organisationnelles et médicales,
- vous accompagne tout au long de la procédure d’enquête et de la procédure judiciaire,
- se concerte avec des experts indépendants afin de clarifier les conclusions peu claires ou contradictoires,
- développe une stratégie de défense qui vise à prouver la diligence, l’imprévisibilité ou la faute partagée d’autrui,
- et s’engage systématiquement pour que l’acte soit correctement classé sur le plan juridique et, le cas échéant, en appliquant la disposition d’exemption de peine ou un règlement par diversion.
Une défense pénale compétente garantit qu’un accident évitable n’entraîne pas une criminalisation injustifiée. Elle protège vos droits, préserve votre crédibilité et aide à clore la procédure avec le moins de charges personnelles et juridiques possible.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Machen Sie keine inhaltlichen Aussagen ohne vorherige Rücksprache mit Ihrer Verteidigung. Sie haben jederzeit das Recht zu schweigen und eine Anwältin oder einen Anwalt beizuziehen. Dieses Recht gilt bereits bei der ersten polizeilichen Kontaktaufnahme. Erst nach Akteneinsicht lässt sich klären, ob und welche Einlassung sinnvoll ist.“