Infanticide
- Infanticide
- Éléments constitutifs objectifs
- Délimitation par rapport à d’autres délits
- Charge de la preuve et appréciation des preuves
- Exemples pratiques
- Éléments constitutifs subjectifs
- Illégalité et justifications
- Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
- Détermination de la peine & Conséquences
- Étendue de la peine, article 79 du Code pénal
- Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
- Compétence des tribunaux
- Aperçu de la procédure pénale
- Droits de l’accusé
- Pratique et conseils de comportement
- Vos avantages grâce à l’assistance d’un avocat
- Questions fréquemment posées – FAQ
Infanticide
L’infanticide, au sens de l’article 79 du Code pénal, concerne les cas où la mère tue son enfant pendant l’accouchement ou immédiatement après. La loi tient compte de l’état psychique et physique exceptionnel de la mère pendant l’accouchement. L’étendue de la peine est nettement inférieure à celle d’un assassinat ou d’un homicide involontaire, car l’acte est considéré comme le résultat d’une situation de stress extrême. Cette réglementation spéciale vise à reconnaître que l’état psychologique exceptionnel pendant l’accouchement peut atténuer la pleine responsabilité pénale.
Infanticide commis par la mère pendant ou peu après l’accouchement en raison d’une détresse psychologique.
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Éléments constitutifs objectifs
La définition objective décrit l’acte extérieur. Elle exige que l’auteure tue son propre enfant pendant que l’accouchement est encore en cours ou immédiatement après sa fin. La période déterminante est celle où la mère est encore sous l’état exceptionnel physique et psychique de l’accouchement.
Étapes de vérification
- Auteur de l’acte : ne peut être que la mère de l’enfant.
- Acte : tout acte entraînant la mort de l’enfant, par exemple l’étouffement, l’omission de porter secours après la naissance, la dissimulation ou l’abandon.
- Résultat : décès de l’enfant né vivant.
- Causalité : le comportement de la mère doit avoir directement causé la mort.
- Imputation : le résultat doit être l’expression de la situation de détresse psychologique résultant de l’accouchement.
L’accouchement est considéré comme terminé lorsque l’enfant est complètement né et séparé du corps de la mère. Si l’infanticide a lieu bien après, l’article 79 du Code pénal ne s’applique plus.
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Délimitation par rapport à d’autres délits
Pour la classification des homicides :
- Article 75 du Code pénal – Assassinat : homicide intentionnel et prémédité sans influence d’états psychologiques particuliers.
- Article 76 du Code pénal – Homicide involontaire : homicide commis dans un accès de colère, sans les circonstances particulières d’un accouchement.
- Article 80 du Code pénal – Homicide par négligence : décès résultant d’une négligence coupable, sans intention.
- Article 81 du Code pénal – Complicité de suicide : concerne des situations totalement différentes, car il n’y a pas de situation d’accouchement.
L’article 79 du Code pénal est une infraction spéciale : seule la mère peut être l’auteure. Les autres personnes qui participent à l’acte doivent être punies conformément aux infractions générales d’homicide.
Charge de la preuve et appréciation des preuves
Ministère public
Le ministère public assume l’entière charge de la preuve.
Trois points essentiels doivent être prouvés :
- Naissance vivante de l’enfant
- Acte de la mère comme cause du décès
- Lien direct avec l’accouchement
Il doit apporter des constatations médicales et médico-légales fiables. Il s’agit notamment de l’autopsie, de l’épreuve respiratoire, des analyses de sang et de tissus, de la documentation de l’état du cordon ombilical et de la température corporelle, du moment de la naissance, de la situation des traces sur le lieu de l’acte ainsi que des traces numériques et personnelles.
S’il existe des déroulements alternatifs des événements, le ministère public doit les réfuter dans la mesure où ils sont sérieusement envisageables.
Tribunal
Le tribunal apprécie librement et de manière compréhensible l’ensemble des preuves. La référence est la certitude requise pour la condamnation. Le doute profite à l’accusée.
Les questions centrales sont les suivantes :
- L’enfant a-t-il certainement vécu ?
- La cause du décès constatée a-t-elle été déterminée de manière fiable ?
- L’acte se situait-il encore temporellement et situationnellement dans le cadre de l’accouchement ?
- L’évaluation de l’état psychique repose-t-elle sur une expertise cohérente et méthodologiquement rigoureuse ?
Le tribunal examine la qualité des expertises, la plausibilité des chaînes de constatations, la chaîne de sécurisation des pièces à conviction et la compatibilité des déclarations avec les traces objectives. Les preuves obtenues illégalement ne sont pas recevables. Les contradictions entre les experts doivent être clarifiées ouvertement. En cas d’incertitudes persistantes, le principe du doute s’applique.
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Accusée
L’accusée n’a pas de charge de la preuve. Elle a le droit de garder le silence et de présenter des demandes de preuves par le biais de la défense.
Les éléments suivants sont particulièrement admissibles et appropriés :
- Désignation de causes alternatives telles qu’une mortinaissance, une complication grave de l’accouchement ou un trouble de la conscience post-partum.
- Demande d’une expertise psychiatrique ou néonatologique supplémentaire.
- Réclamation de lacunes dans la documentation, de sécurisation incertaine des preuves ou de méthodologie erronée.
- Présentation de documents à décharge tels que des protocoles d’appels d’urgence, des historiques de conversations ou des dossiers médicaux.
L’objectif est d’ébranler de manière fondée la thèse de l’accusation. Des faits concrets suffisent déjà à susciter des doutes importants quant à la naissance vivante, à la causalité ou au lien temporel.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteExemples pratiques
- Une mère tue son nouveau-né immédiatement après la naissance par peur panique de l’ostracisme social ou des conséquences familiales.
- Une femme accouche secrètement d’un enfant et, dépassée, omet de lui porter secours, ce qui provoque l’étouffement de l’enfant.
Dans tous ces cas, il est essentiel que l’acte soit directement lié à l’accouchement et que l’auteure se trouve dans un état psychologique exceptionnel. Si l’infanticide a lieu des heures ou des jours plus tard, il s’agit d’une autre infraction (homicide involontaire ou assassinat).
Éléments constitutifs subjectifs
La préméditation est nécessaire, c’est-à-dire le savoir et la volonté de tuer l’enfant. La préméditation peut également être conditionnelle si l’auteure accepte au moins la mort. La particularité de l’article 79 du Code pénal est que la préméditation est atténuée dans sa gravité par la détresse psychologique. L’auteure n’agit pas de sang-froid, mais sous l’influence de la peur, de la honte, de la douleur et de l’épuisement.
La jurisprudence souligne que cette détresse affective doit être étayée par des circonstances objectives. Un simple motif tel que le rejet de l’enfant ou l’évitement des responsabilités ne suffit pas à justifier la dérogation.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteIllégalité et justifications
Comme pour tous les homicides, il n’existe pas de faits justificatifs qui pourraient autoriser la mort d’un enfant. L’infraction reste illégale. La particularité réside exclusivement dans l’évaluation atténuante de la culpabilité.
La charge de la preuve de l’exclusion des justifications incombe au ministère public. La défense peut démontrer, par le biais d’expertises médicales et psychologiques, que la mère a agi dans un état de détresse psychologique insurmontable.
Culpabilité & Erreurs
- Principe de culpabilité : seule une personne qui agit de manière coupable est punissable. La capacité de contrôle réduite de la parturiente peut atténuer la culpabilité.
- Irresponsabilité : en cas de trouble mental grave, la culpabilité peut être exclue.
- Erreur sur l’interdiction : rarement envisagée, car l’illégalité de l’homicide est généralement connue.
- État de nécessité excusable : pratiquement exclu, car aucune pesée en faveur de sa propre vie n’est autorisée.
Abandon des poursuites & Déjudiciarisation
Une déjudiciarisation est en principe exclue pour le délit d’infanticide, car la gravité de la culpabilité est certes atténuée, mais pas faible.
Une rétractation de la tentative ne peut être admise que si la mère arrête elle-même l’acte commencé et sauve l’enfant.
Détermination de la peine & Conséquences
Le niveau de la peine dépend de la faute individuelle, du type d’acte et des circonstances psychologiques. Le tribunal tient notamment compte de la situation psychique et physique exceptionnelle pendant l’accouchement, du fait qu’une aide était possible et a été omise, des conditions de vie de la mère (isolement social, peur, pression familiale) ainsi que du fait que l’enfant est né vivant et combien de temps il a vécu.
Les aveux, la coopération et la prise en charge psychiatrique ont un effet atténuant. Les actes répétés ou planifiés excluent la dérogation de l’article 79 du Code pénal.
La détermination de la peine se fait toujours en fonction de la culpabilité et des conséquences de l’acte. Le tribunal examine la gravité des conséquences, le caractère impitoyable ou dangereux du comportement et si l’acte a été spontané ou planifié. De même, les circonstances personnelles telles que les condamnations antérieures, la situation de vie, la volonté d’avouer ou les efforts de réparation sont prises en compte.
Les circonstances aggravantes sont, par exemple, une procédure particulièrement impitoyable, des actes multiples ou préparés, ou la dissimulation ciblée de la naissance afin d’empêcher l’aide.
Des circonstances atténuantes existent si la mère est non condamnée, fait des aveux complets, se soumet à un traitement psychologique ou a agi en raison d’une situation aiguë de détresse et de dépassement. Une longue durée de la procédure pénale peut également avoir un effet atténuant sur la peine.
Les tribunaux peuvent en outre donner des instructions, par exemple pour la réparation du préjudice, la thérapie ou la restriction des contacts et ordonner une assistance probatoire. L’objectif est de réduire le risque de récidive et de favoriser un mode de vie stable.
Choisissez votre date préférée :Consultation initiale gratuiteÉtendue de la peine, article 79 du Code pénal
Peine de prison de six mois à cinq ans.
La peine est nettement inférieure à celle de l’homicide involontaire ou de l’assassinat, car l’acte est commis dans des circonstances psychiques exceptionnelles.
Peine de prison & Suspension (partielle) conditionnelle
§ 37 StGB : Si la menace pénale légale va jusqu’à cinq ans de privation de liberté, le tribunal doit à la place d’une courte peine de privation de liberté d’un an au maximum infliger une amende.
§ 43 StGB : Une peine de privation de liberté avec sursis peut être prononcée si la peine infligée ne dépasse pas deux ans et qu’un pronostic social favorable peut être attesté à la personne condamnée. La période de probation est de un à trois ans. Si elle est effectuée sans révocation, la peine est considérée comme définitivement suspendue.
§§ 50 à 52 StGB : Le tribunal peut en outre donner des instructions et ordonner une assistance probatoire. Les instructions typiques concernent la réparation du dommage, la thérapie, les interdictions de contact ou de séjour ainsi que les mesures de stabilisation sociale. L’objectif est d’éviter d’autres infractions et de favoriser une probation légale durable.
Compétence des tribunaux
Compétence matérielle : tribunal régional en tant que tribunal d’assises
Compétence territoriale : tribunal du lieu de naissance ou du lieu de découverte de l’enfant.
Instances : appel devant la cour d’appel ; pourvoi en cassation devant la Cour suprême.
Revendications civiles dans la procédure pénale
Les proches d’un enfant décédé peuvent, en tant que parties civiles, faire valoir des droits à la réparation des frais d’obsèques et de la douleur morale. Dans la pratique, ces droits sont rares, car il s’agit généralement d’actes isolés sans conflit familial.
Aperçu de la procédure pénale
- Début de l’enquête : mise en accusation en cas de suspicion concrète ; à partir de ce moment, tous les droits de l’accusé.
- Police/Ministère public : le ministère public dirige, la police criminelle enquête ; objectif : classement, diversion ou mise en accusation.
- Audition de l’accusé : information préalable ; la présence d’un avocat entraîne un report ; le droit de garder le silence demeure.
- Consultation du dossier : auprès de la police/du ministère public/du tribunal ; comprend également les pièces à conviction (dans la mesure où le but de l’enquête n’est pas compromis).
- Audience principale : administration orale des preuves, jugement ; décision sur les demandes de participation privée.
Droits de l’accusé
- Consultation pratique des dossiers : dossiers d’enquête et de procédure principale ; la consultation par des tiers est limitée en faveur de l’accusé.
- Information & défense : droit à la communication, à l’aide juridictionnelle, au libre choix d’un avocat, à l’aide à la traduction, aux demandes de preuves.
- Silence & avocat : droit de garder le silence à tout moment ; en cas de présence d’un avocat, l’interrogatoire doit être reporté.
- Obligation d’information : information rapide sur les soupçons/droits ; exceptions uniquement pour assurer la finalité de l’enquête.
Pratique et conseils de comportement
- Garder le silence.
Une brève explication suffit : « Je fais usage de mon droit de garder le silence et je m’entretiens d’abord avec mon avocat. » Ce droit s’applique dès le premier interrogatoire par la police ou le ministère public. - Contacter immédiatement un avocat.
Aucune déclaration ne doit être faite sans avoir consulté le dossier d’enquête. Ce n’est qu’après avoir consulté le dossier que l’avocat peut évaluer la stratégie et la sécurisation des preuves qui sont judicieuses. - Sécuriser immédiatement les preuves.
Faire établir des rapports médicaux, des photos avec indication de la date et de l’échelle, le cas échéant des radiographies ou des tomodensitométries. Conserver séparément les vêtements, les objets et les enregistrements numériques. Établir une liste de témoins et des procès-verbaux de mémoire au plus tard dans les deux jours. - Ne pas prendre contact avec la partie adverse.
Vos propres messages, appels ou publications peuvent être utilisés comme preuves contre vous. Toute communication doit se faire exclusivement par l’intermédiaire de l’avocat. - Sécuriser à temps les enregistrements vidéo et de données.
Les vidéos de surveillance dans les transports publics, les locaux ou par les administrations immobilières sont souvent automatiquement supprimées après quelques jours. Les demandes de sécurisation des données doivent donc être adressées immédiatement aux exploitants, à la police ou au ministère public. - Documenter les perquisitions et les saisies.
En cas de perquisition ou de saisie, vous devez demander une copie de l’ordonnance ou du procès-verbal. Notez la date, l’heure, les personnes impliquées et tous les objets emportés. - En cas d’arrestation : pas de déclarations sur le fond.
Insistez pour que votre avocat soit immédiatement informé. La détention provisoire ne peut être ordonnée qu’en cas de suspicion grave et de motif de détention supplémentaire. Des mesures moins sévères (par exemple, promesse, obligation de se présenter, interdiction de contact) sont prioritaires.
Vos avantages grâce à l’assistance d’un avocat
Une procédure pour infanticide exige la plus grande sensibilité juridique et psychologique. L’acte est presque toujours commis dans le cadre d’une situation exceptionnelle physique et psychique extrême. Sans défense professionnelle, il existe un risque que les circonstances particulières soient négligées et que l’acte soit évalué trop sévèrement.
Une assistance juridique précoce permet de
- demander des expertises médicales et psychiatriques en temps utile,
- présenter la détresse psychologique de manière compréhensible,
- sécuriser les preuves et corriger les hypothèses accablantes,
- et de parvenir à une qualification juridique équitable.
Une défense expérimentée veille à ce que les réactions humaines pendant l’accouchement soient correctement appréciées sur le plan juridique et que les circonstances particulières ne soient pas mal interprétées comme un homicide ordinaire.
Peter HarlanderHarlander & Partner Rechtsanwälte „Machen Sie keine inhaltlichen Aussagen ohne vorherige Rücksprache mit Ihrer Verteidigung. Sie haben jederzeit das Recht zu schweigen und eine Anwältin oder einen Anwalt beizuziehen. Dieses Recht gilt bereits bei der ersten polizeilichen Kontaktaufnahme. Erst nach Akteneinsicht lässt sich klären, ob und welche Einlassung sinnvoll ist.“