Examen physique

L’examen physique conformément à l’article 123 du Code de procédure pénale est un instrument d’enquête important du droit de la procédure pénale. Il sert à constater des traces, des objets cachés ou des caractéristiques physiques qui sont importants pour l’élucidation d’une infraction pénale ou l’évaluation de la capacité de discernement. Étant donné qu’il constitue une atteinte importante à la vie privée, il n’est autorisé que sous de strictes conditions légales et dépend en règle générale d’une autorisation judiciaire.

L’examen physique sert à constater des traces ou des preuves sur ou dans le corps d’une personne.

Quand un examen physique est-il autorisé dans le cadre d'une procédure pénale ? Explication des conditions, du déroulement et des droits des personnes concernées.

Conditions de l’ordonnance

Un examen physique est autorisé s’il existe des faits concrets qui justifient le soupçon que

Les exemples sont les traces de sang ou d’ADN sur le corps de l’accusé, la suspicion de trafic de stupéfiants (« bodypacking ») ou la constatation médicale de l’âge et de l’état de santé.

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„Die körperliche Untersuchung ist ein massiver Eingriff in die persönliche Integrität, wir achten darauf, dass dabei jedes rechtliche Schutzrecht eingehalten wird.“
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Examens systématiques

Dans des cas particuliers, les autorités d’enquête ordonnent également un examen physique pour un certain groupe de personnes, par exemple en cas de crimes sexuels ou de violence graves. Elles agissent ainsi lorsqu’elles soupçonnent l’auteur des faits dans ce groupe en raison de certaines caractéristiques et que l’élucidation serait considérablement plus difficile sans de tels examens.

Exigences formelles

En règle générale, le ministère public ordonne l’examen après que le tribunal l’a autorisé. Uniquement en cas de danger imminent, le ministère public peut ordonner lui-même l’examen. Il doit toutefois obtenir ultérieurement et sans délai l’autorisation du tribunal.

Si le tribunal ne donne pas l’autorisation, les autorités doivent détruire immédiatement les résultats.
Une exception est le prélèvement buccal, que la police criminelle est autorisée à effectuer de manière autonome.

Limites et consentement

Les interventions chirurgicales et les mesures susceptibles d’entraîner une atteinte à la santé de plus de trois jours sont absolument interdites.
D’autres interventions mineures, comme les prises de sang, ne peuvent être effectuées qu’après information préalable et consentement exprès de la personne concernée.

Exceptions à l’obligation de consentement

Les autorités peuvent également effectuer une prise de sang ou une intervention comparablement mineure sans le consentement de la personne concernée si

…la personne concernée est soupçonnée d’avoir commis une mise en danger intentionnelle de personnes par des maladies transmissibles ou une infraction pénale contre la vie et l’intégrité physique sous l’influence d’alcool ou d’autres stupéfiants.

De même, les autorités peuvent effectuer la mesure sans consentement si elle est nécessaire pour élucider une infraction pénale passible d’une peine de prison de plus de cinq ans ou réglementée dans la dixième section du Code pénal.

Vous trouverez plus d’informations sur les peines de prison ici.

Mise en œuvre

L’examen physique est en principe effectué par un médecin.
Un prélèvement buccal peut également être effectué par du personnel spécialement formé.
Par ailleurs, les dispositions relatives à la perquisition s’appliquent, notamment le droit de faire appel à une personne de confiance et la confirmation écrite de la mesure dans les 24 heures.

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„In der Praxis erleben wir häufig, dass die Grenze zwischen notwendiger Spurensicherung und unzulässigem Eingriff verwischt. Unser Ziel ist es, diese Grenze klar zu ziehen und die Rechte der Betroffenen zu sichern.“
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Utilisation des résultats

Les résultats ne peuvent être utilisés que si

  1. les conditions légales étaient remplies,
  2. la mesure a été ordonnée légalement, et
  3. elle sert à l’élucidation de l’infraction pénale pour laquelle elle a été ordonnée

Les résultats de découvertes fortuites ne peuvent être exploités que s’ils sont nécessaires à l’élucidation d’une infraction pénale correspondante.

Protection juridique

Les mesures autonomes de la police criminelle peuvent faire l’objet d’un recours contre les mesures.

Pour une autorisation judiciaire, il existe la possibilité d’un recours auprès de la Cour régionale supérieure.

Si une ordonnance est émise par le ministère public, le recours pour violation du droit est ouvert.

Vos avantages grâce à l’assistance d’un avocat

L’examen physique dans le cadre d’une procédure pénale constitue une atteinte profonde à l’intégrité physique et à la vie privée. Souvent, les personnes concernées ne savent pas si les autorités ont ordonné la mesure légalement et dans quelle mesure elle est autorisée. Les erreurs dans l’ordonnance ou l’exécution peuvent non seulement entraîner des atteintes illégales aux droits fondamentaux, mais aussi rendre inutilisables les preuves obtenues. Pour les personnes concernées, cela signifie une charge juridique et personnelle considérable.

Un cabinet d’avocats spécialisé vérifie la légalité de chaque mesure, protège les intérêts des personnes concernées et veille à ce que les droits fondamentaux soient également respectés dans le cadre de la procédure d’enquête. Un accompagnement juridique compétent crée clarté et sécurité.

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„Wir vertreten die Überzeugung, dass effektive Strafverfolgung und der Schutz der Menschenwürde kein Widerspruch sind, beides erfordert rechtliche Präzision und Kontrolle.“
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Questions fréquemment posées – FAQ