Succession numérique
Succession numérique
De plus en plus d’informations personnelles, de contrats et de souvenirs sont aujourd’hui stockés numériquement : des comptes de messagerie aux réseaux sociaux en passant par les stockages en nuage. Mais qu’advient-il de ces données après le décès ? La succession numérique prend de plus en plus d’importance, mais elle n’est pas toujours clairement réglementée sur le plan juridique. Quiconque prend des dispositions à temps évite les conflits et les pertes de données.
La succession numérique comprend tous les comptes en ligne, les fichiers et les accès numériques qu’une personne décédée laisse derrière elle, tels que les courriels, les données en nuage, les profils de médias sociaux ou les actifs numériques.
Élément de la succession numérique
La succession numérique comprend tous les contenus stockés électroniquement auxquels une personne décédée avait accès de son vivant. Cela comprend notamment :
- Les accès aux services en ligne (par exemple, courriel, médias sociaux, diffusion en continu, achats)
- Les actifs numériques (par exemple, cryptomonnaies, soldes, comptes PayPal)
- Les services de nuage et de stockage (par exemple, Google Drive, Dropbox, iCloud)
- Les contrats et les adhésions (par exemple, contrats de téléphonie mobile, abonnements en ligne)
- Les données personnelles (par exemple, photos, vidéos, courriels, historiques de conversation)
La succession numérique n’est donc pas une part d’héritage distincte, mais une partie de la succession globale.
Accès aux comptes numériques
En principe, les héritiers succèdent à tous les rapports juridiques patrimoniaux du défunt ; cela vaut également pour les contenus numériques, à condition qu’ils ne soient pas de nature strictement personnelle. Mais dans la pratique, les proches se heurtent souvent à des limites :
- Les fournisseurs tels que Google, Facebook ou Amazon bloquent souvent l’accès, en s’appuyant sur leurs conditions générales de vente.
- Les pays où sont situés de nombreuses plateformes (États-Unis, Irlande, etc.) rendent la mise en œuvre du droit encore plus difficile.
- Sans données d’accès, même les héritiers légitimes sont souvent exclus.
Les héritiers ont certes le droit de reprendre les actifs numériques. Mais sans connaissance de leur existence ou sans mot de passe, ce droit est sans valeur. En particulier pour les portefeuilles ou les comptes cryptés, l’ensemble du solde peut être perdu.
Les contenus privés tels que les historiques de conversation ou les photos sont toutefois soumis à des restrictions en matière de protection des données, notamment en cas de participation de tiers.
Obligation de sauvegarde ou de suppression
Il n’y a pas d’obligation de sauvegarde ou de suppression, mais sans réglementation correspondante, les proches perdent souvent des informations importantes ou risquent que des données sensibles soient rendues publiques. Problèmes fréquents :
- Factures impayées en raison de services en ligne non résiliés
- Mots de passe et accès aux données perdus
- Rapports de propriété juridiquement flous pour les biens numériques
- Publication involontaire ou utilisation abusive de contenus sensibles
Sebastian RiedlmairHarlander & Partner Rechtsanwälte „Digitale Daten sind heute Teil unseres Vermögens. Wer nicht vorsorgt überlässt private und wirtschaftliche Inhalte dem Zufall.“
Recommandations pour la gestion de la succession numérique
Quiconque souhaite régler ses affaires numériques par précaution devrait prendre des mesures concrètes à temps :
- Créer un répertoire : Tenez une liste à jour de tous les comptes, services et portefeuilles (y compris les noms d’utilisateur)
- Déposer les mots de passe en lieu sûr : par exemple auprès d’un avocat, d’un notaire ou via un système de mots de passe d’urgence
- Régler l’accès : Désignez une personne de confiance et donnez une procuration expresse pour la gestion
- Compléter le testament : Déterminez qui doit recevoir ou supprimer certaines valeurs numériques
- Respecter la protection des données : Vérifiez quels contenus peuvent être transférés ou doivent être supprimés (par exemple, photos, courriels)
Quiconque documente des mots de passe doit conserver le code de déchiffrement (par exemple, pour une archive cryptée) séparément. Par exemple, auprès d’une autre personne de confiance ou dans une fonction notariale sécurisée.
L’inclusion des données d’accès dans le testament est également déconseillée, car trop de personnes y ont accès. De plus, le document devrait être refait à chaque modification. Les solutions externes, régulièrement mises à jour, sont plus pratiques.
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